FOCUS – À peine 72 heures après “l’accord technique” scellant l’exclusion de la droite de l’exécutif métropolitain, Allan Brunon, candidat de La France insoumise (LFI) à la présidence de la Métropole grenobloise, a tenu une conférence de presse, lundi 27 avril 2026. L’occasion pour lui de dénoncer des « manœuvres insupportables » au sein de l’union de la gauche concernant l’accès à la présidence.
« On nous avait donné des garanties solennelles et, aujourd’hui, on apprend dans la presse que notre accord [conclu avec le candidat Guillaume Lissy et la coalition de gauche, ndlr] serait renvoyé à plus tard », a lancé Allan Brunon en ouverture de sa conférence de presse, lundi 27 avril. « Nous ne pouvons pas accepter qu’un accord conclu il y a moins de 72 heures soit remis en cause de manière unilatérale », a martelé le président du groupe LFI à la Métropole, jugeant cette situation « pas supportable ».
Alors qu’un nouveau conseil métropolitain doit se tenir jeudi 30 avril à partir de 9 heures pour désigner le futur président de la Métropole, la France insoumise met ainsi la pression : si le groupe de gauche mené par Guillaume Lissy ne maintient pas ses engagements, Allan Brunon maintiendra sa candidature.
Un accord fragilisé par les déclarations de Guillaume Lissy
Allan Brunon a rappelé que LFI avait retiré sa candidature après avoir obtenu des garanties claires : aucun maire de droite ne siégerait dans l’exécutif métropolitain. Pourtant, les déclarations de Guillaume Lissy, maire de Seyssinet-Pariset et leader d’un groupe de gauche rassemblant communistes, écologistes et socialistes évoquant dans Le Dauphiné libéré une possible gouvernance territoriale gauche-droite, ont « ravivé les craintes d’un retournement ».

Lors d’une conférence de presse, lundi 27 avril 2026, Allan Brunon, candidat LFI, appelle Guillaume Lissy à revoir ses propos sur les maires de droite. © Maureen Dufournet – Place Gre’net
« Nous avions eu des engagements communs et cohérents : j’avais, jeudi dernier, les garanties politiques que les vice-présidents futurs de la Métropole allaient être soit de gauche soit sans étiquette. Aujourd’hui, on s’interroge », a-t-il expliqué. Car, pour lui, la présence de la droite dans l’exécutif métropolitain est une ligne rouge infranchissable.
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3 réflexions sur « Allan Brunon : « La gauche doit rester unie pour empêcher la droite de gouverner la Métropole » »
On pourrait énumérer tous les noms des blessés et des morts causés par des militants du RN et anciens de l’OAS.
Vous faites un parallèle qui n’excuse rien. Et même, il alourdit la charge contre la violence actuelle de LFI.
Et voilà comment Guillaume Lissy est devenu l’otage d’Allan Brunon, ami avec Raphaël Arnault, condamné par la justice pour « violences volontaires en réunion » et fondateur de la jeune garde, cette milice fasciste qui dialogue à coups de pieds dans la tête.
https://x.com/allanbrunon/status/2007460790836613456
Brunon est aussi le chargé de communication d’un machin nommé ONED, présidé par Thomas Portes qui s’est plusieurs fois affiché avec Elias d’Imzalène, un islamiste fiché S, lecteur de Mein Kamp, condamné par la justice française. Raphaël Arnault en fait partie aussi et Thomas Portes a de plus été condamné par la justice pour avoir symboliquement écrasé avec son pied la tête du ministre Olivier Dussopt (ex Sciences Po Grenoble, ex PS).
https://www.lexpress.fr/societe/elias-dimzalene-lagitateur-islamiste-qui-gravite-autour-de-lfi-QGVFA4CY2NCRHP4Z5CH63OY7DE