EXCLUSIF – Le retrait d’Alain Carignon en cas de défaite serait l’une des conditions posées à l’union annoncée début février entre Pierre-Édouard Cardinal et l’ancien maire, dans le cadre des municipales de Grenoble. C’est, en tout cas, ce qu’aurait indiqué Émilie Chalas, alors cheffe de file Renaissance, aux adhérents du mouvement macroniste, dans un SMS qui est par la suite parvenu à Place Gre’net.
Quelles ont été les conditions du ralliement de Pierre-Édouard Cardinal à Alain Carignon? Le candidat soutenu par Renaissance et le Modem avait, en tout cas, créé la surprise en annonçant s’allier à l’ancien maire pour les municipales de Grenoble, le vendredi 6 février 2026. Une décision qui faisait suite à un sondage plaçant ce dernier en meilleure position que lui pour battre la représentante de la majorité sortante, Laurence Ruffin. La volonté affichée était claire: « Rassembler tous ceux qui veulent tourner la page d’Éric Piolle ».

Émilie Chalas entourée de Pierre-Édouard Cardinal et Alain Carignon lors de l’annonce de l’union entre les deux candidats. © Florent Mathieu – Place Gre’net
Si Émilie Chalas (Renaissance) et Delphine Bense (Modem) assumaient totalement leur position, leurs partis respectifs se sont montrés pour le moins hostiles à cette alliance. Les deux élues ont donc, sans délai, été suspendues, tandis que l’ancien et l’actuelle députés de la première circonscription de l’Isère, Olivier Véran et Camille Galliard-Minier (désormais ministre), ont dit tout le mal qu’ils pensaient d’une alliance avec Alain Carignon, visiblement toujours considéré par certains comme infréquentable.
Le retrait d’Alain Carignon en cas de défaite?
C’est dans ce contexte, et à quinze jours du scrutin, qu’un SMS signé Émilie Chalas, adressé à plusieurs membres de Renaissance la veille de l’annonce de l’union Cardinal – Carignon, s’est “égaré” jusqu’à parvenir à Place Gre’net. Celle qui était encore cheffe de file Renaissance pour l’Isère y expliquait aux militants les raisons de l’alliance.
Se présentait, selon Émilie Chalas, une impossibilité à s’allier aux deux candidats du centre, avec, d’un côté, Place publique, représenté par Romain Gentil dans le cadre de la liste Grenoble Capitale citoyenne (divers gauches), « qui ne veut pas discuter et tente de rejoindre Ruffin » ; de l’autre, Hervé Gerbi, tête de liste « Nous Grenoble » (divers centres), « qui ne peut pas fusionner avec quiconque à cause du niveau de ses dépenses de campagne ». Une affirmation contestée par l’équipe de campagne de l’avocat grenoblois.
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3 réflexions sur « Retrait d’Alain Carignon s’il perd aux municipales de Grenoble? Le drôle de SMS d’Émilie Chalas aux adhérents Renaissance »
Ah ah, excellent !
Réconcilier Grenoble est la meilleure liste, au meilleur programme pour redresser et nous rendre Grenoble abîmé par 12 années interminables de gouvernance rouge et verte, point barre, le reste c’est de la littérature ! 🙄
Par ailleurs, il y a le très clair « OK Jean-Marie Le Pen » de Raphaël Glucksmann à Mélenchon.
On attend la réaction de Laurence Ruffin, qui a claironné dès le départ qu’elle veut « faire l’union » avec LFI. D’ailleurs sa liste est déjà pleine d’ADES, le clone grenoblois de LFI.
On aimerait aussi entendre Romain Gentil, le représentant local de Place Publique, le parti de Glucksmann.
https://www.rtl.fr/actu/politique/ok-jean-marie-le-pen-raphael-glucksmann-repond-a-jean-luc-melenchon-qui-ironisait-sur-la-prononciation-de-son-nom-7900606983