FOCUS – Riche moisson pour la France aux Jeux olympiques 2026 de Milan-Cortina, avec une 6e place au classement final et 23 médailles, dont celles de plusieurs athlètes isérois : Mathis Desloges, triple médaillé d’argent en ski de fond et porte-drapeau lors de la cérémonie de clôture, Émilien Jacquelin, titré par équipe en biathlon, ou encore Léa Casta, médaillée en snowboard cross. Malgré quelques déceptions, le potentiel des jeunes athlètes laisse présager un bel avenir pour les JO 2030 dans les Alpes.
Les Jeux olympiques de Milan-Cortina 2026 resteront gravés dans l’histoire du sport français. Avec 23 médailles – dont 8 en or –, la délégation tricolore a pulvérisé son record et s’est classée 6e au tableau final, portée par une jeune génération, ambitieuse et déterminée. Le biathlon, discipline reine de ces Jeux, a accaparé 13 podiums, confirmant la domination française dans ce sport.
Parmi eux, les Isérois ont brillé, fait rêver – même s’ils ont parfois souffert –, offrant des moments inoubliables et traçant la voie vers les Jeux de 2030, qui se dérouleront dans leurs montagnes. Mathis Desloges, bien sûr, mais aussi Émilien Jacquelin, Léa Casta ou encore le patineur artistique Kevin Aymoz.
Desloges et Jacquelin ont mis le Vercors sur le podium
Mathis Desloges est entré dans la légende. À seulement 23 ans, le fondeur de Villard-de-Lans a remporté trois médailles d’argent – en skiathlon, sur le 10 km libre et en relais – et s’est imposé comme le visage de ces Jeux pour la France. Il est devenu le premier Français à être trois fois vice-champion olympique en ski de fond lors d’une même édition.
❄️ #MilanoCortina2026 | 🔥🇫🇷 ELLE EST LÀ LA PREMIÈRE MÉDAILLE FRANÇAISE !
Mathis Desloges décroche l’argent sur le skiathlon derrière la légende norvégienne du ski de fond Johannes Klæbo. C’est la première médaille individuelle en ski de fond pour la France depuis 2006 pic.twitter.com/CuyiL0hr3a
— francetvsport (@francetvsport) February 8, 2026
Son exploit est d’autant plus remarquable qu’il n’était jamais monté sur un podium en Coupe du monde avant Milan-Cortina. Mathis Desloges a non seulement ouvert le compteur français dès le début des Jeux, le dimanche 8 février 2026, mais il a aussi porté le drapeau tricolore lors de la cérémonie de clôture, aux côtés de la biathlète Lou Jeanmonnot. Un honneur rare, qui couronne une performance historique.

Mathis Desloges a remporté trois médailles d’argent lors des Jeux de Milan-Cortina, une grande surprise pour le Villardien qui n’était encore jamais monté sur un podium en saison régulière de coupe du monde chez les séniors . © Modica – NordicFocus.
Mais Mathis Desloges n’a pas été le seul fondeur à se faire remarquer. Jules Lapierre aura, lui aussi, marqué les Jeux… par sa chute ! Lors de la cérémonie d’ouverture, le fondeur isérois s’est retrouvé les quatre fers en l’air, offrant une image insolite et virale qui a fait le tour des réseaux sociaux. Au-delà de cet épisode, les Bleus ont fait parler d’eux en décrochant le titre de vice-champions olympiques sur le relais, avec Théo Schely, Hugo Lapalus, Victor Lovera et Mathis Desloges en fer de lance.
« Cette médaille individuelle, je suis allé la chercher »
Émilien Jacquelin, lui, a confirmé son statut de légende du biathlon. Le Villardien, déjà champion du monde, a décroché le bronze sur la poursuite : « Cette médaille individuelle, je suis allé la chercher. Elle récompense le travail et la persévérance ». Le biathlète a aussi largement contribué au titre olympique du relais homme, avec une remontada exceptionnelle après avoir récupéré le relais à la treizième position. Résultat : une médaille d’or attendue depuis de nombreuses années.
Une performance saluée par Simon Fourcade, l’entraîneur de cette équipe masculine : « Ça fait un moment que l’on court après cette médaille d’or en relais. Quand j’étais athlète, on essayait déjà de l’avoir. C’est un bon moment, d’autant plus avec cette physionomie de course. Il fallait un petit peu de magie. On savait que notre magicien était là ».

Mathis Desloges, Émilien Jacquelin et la hockeyeuse Violette Pianel Couriaut ont été fêté à leur retour à Villard-de-Lans © Muriel Beaudoing – Place Gre’net
Le biathlète de Villard-de-Lans a aussi marqué ces Jeux par son hommage à Marco Pantani, avec une boucle d’oreille portée en compétition. Il a ainsi touché le public et rappelé que le sport est aussi une affaire de passion et de respect. Émilien Jacquelin, toujours aussi charismatique, a prouvé qu’il restait un leader incontournable de l’équipe de France, capable de briller dans les moments décisifs, grâce à un engagement hors de commun derrière la carabine.
Léa Casta et les snowboarders : entre espoir et déception
Le snowboardcross français comptait sur ses Isérois pour briller à Milan-Cortina. Léa Casta, originaire des Deux Alpes, a relevé le défi en décrochant une médaille de bronze aux côtés de Loan Bozzolo, dans l’épreuve par équipes mixtes. Une performance qui a redonné le sourire à une équipe qui visait plus haut.
En effet, la déception était palpable pour ses coéquipiers. Maja-Li Lafrate Danielsson, Jonas et Aidan Chollet, tous issus de clubs isérois, ont frôlé les podiums sans jamais les atteindre. Les Chollet, frères et rivaux à la fois, ont livré des courses pleines de panache, mais la médaille leur a échappé de justesse. « On savait que ce serait serré, mais on espérait mieux », a confié Aidan après sa finale. Malgré tout, leur régularité et leur combativité laissent présager de belles choses pour 2030, où ils évolueront à domicile.
Kevin Aymoz fier de son parcours
Le patineur artistique Kevin Aymoz est quant à lui arrivé aux Jeux olympiques 2026 après un parcours des plus chaotiques. Quelques semaines plus tôt, aux Championnats d’Europe, l’Isérois avait vécu un cauchemar : trois chutes, une inhabituelle 27e place, et surtout, une douleur tenace au pied gauche qui l’empêchait de réaliser ses quadruples sauts normalement. « Le Championnat d’Europe a été hyper dur pour moi. J’ai été très déçu », confiait-il en conférence de presse en amont des JO. Pire, ses patins, inadaptés, aggravaient la situation, le privant de ses repères techniques et de sa confiance.
Pourtant, à Milan, Kevin Aymoz a su se relever… malgré un stress intense. « Juste avant le programme, j’étais super stressé, j’avais envie de vomir, de pleurer, et de crier à ma mère de venir me chercher », expliquait-il à olympics.com. Il a pourtant livré un programme court solide. Enflammant la piste avec une interprétation intense de Judas de Lady Gaga, il termine à la 7e place de la première épreuve avec 92,64 points, à moins de dix points du podium. « Je suis si fier de moi », a-t-il déclaré, les larmes aux yeux, après sa performance. Une renaissance, après des semaines de doute et de reconstruction physique et mentale.
Kevin Aymoz 🇫🇷✨sur le Boléro de Ravel ! ❤️
167.30 points pour le Français qui prend la 7e place du libre
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— Eurosport France (@Eurosport_FR) February 13, 2026
Le programme libre, présenté sur Le Boléro de Ravel, a été l’occasion pour Kevin Aymoz de confirmer son retour. Même s’il a finalement terminé 11e au classement général, le patineur s’est réjoui d’avoir réalisé une performance sans regrets, devant ses proches présents dans les tribunes : « Je n’ai pas abandonné. Je me suis dit que j’ai tant travaillé pour ça, que je devais me souvenir d’où je venais et qui j’étais ». Une philosophie qui résume bien son parcours aux Jeux : non pas une quête de médaille à tout prix, mais la volonté de patiner librement.
2030, l’objectif en ligne de mire des Isérois, après Milan-Cortina
Après une moisson historique de 23 médailles à Milan-Cortina, dont 8 en or, les athlètes français ont marqué l’histoire du sport tricolore. Leur retour triomphal à Albertville, le 23 février 2026, a symbolisé bien plus qu’une simple célébration : la passation du drapeau olympique aux Alpes françaises, hôte des Jeux d’hiver 2030, a officiellement lancé le compte à rebours.
Moins de 1 500 jours séparent désormais les sportifs français de leur prochain défi, avec une impatience palpable et une ambition renforcée : répéter l’exploit, cette fois à domicile, devant leur public. En 2030, ils seront attendus comme jamais. Après Milan-Cortina, une chose est sûre : les Isérois ont plus que jamais le vent en poupe.








Une réflexion sur « Auréolés de leurs résultats aux JO de Milan-Cortina, les Isérois déjà tournés vers les Jeux de 2030 dans les Alpes »
Bravo, vivent les JO, vive nos champions !
J’ai de la peine pour les LFIcolos de Piolle-Ruffin, ce sont des « peine à jouir » comme avait dit Anne Hidalgo avant les JO de Paris.
https://www.francebleu.fr/infos/societe/jo-d-hiver-2030-les-anti-jo-ne-desarment-pas-et-en-appellent-desormais-aux-deputes-de-gauche-2035167