FLASH INFO – Une soirée DJ organisée, samedi 21 février 2026, au Centre LGBTI de Grenoble, réservée aux « personnes queer racisées », a relancé le débat sur la non-mixité. Valentin Gabriac, candidat RN aux municipales, a dénoncé un événement constituant « une atteinte directe aux principes républicains d’égalité et de non-discrimination » et exigé son interdiction, ainsi que la suspension des subventions municipales. Une déclaration qui s’inscrit dans un contexte de tensions récurrentes autour des espaces non mixtes et du financement associatif à Grenoble.
Réservée “aux personnes queer racisées », la soirée DJ du Centre LGBTI de Grenoble a suscité l’indignation de Valentin Gabriac. Le candidat du Rassemblement national aux municipales de 2026, a ainsi condamné cet événement, « subventionné par la Ville de Grenoble« , qui instaure un « critère d’exclusion dans l’accès à un événement public » en « triant le public selon des caractéristiques d’origine ou de couleur« .
Valentin Gabriac rappelle que « chacun a le droit de vivre librement son orientation, y compris sexuelle, son identité et sa vie personnelle« , mais affirme que « l’action publique ne peut ni cautionner ni financer des initiatives qui fragmentent la population et opposent les citoyens entre eux« .

Le candidat RN aux municipales de Grenoble Valentin Gabriac lors d’une conférence présentant son plan « Grenoble en ordre » dédié à la sécurité.
En conséquence, il exigeait, le 18 février 2026, « l’interdiction immédiate de cet événement », « la suspension immédiate des subventions concernées » et « des explications de la part de la majorité municipale et du conseil municipal dans son ensemble« .
Une « dérive idéologique subventionnée »
Cette prise de position s’inscrit dans la continuité de ses critiques formulées début janvier 2026, lorsqu’il avait déjà dénoncé un rassemblement réservé aux « personnes non blanches » dans le même centre, et qualifié la situation de « dérive idéologique subventionnée ».
À l’époque, Allan Brunon, candidat LFI, avait réagi en déclarant : « [Valentin] Gabriac est un fasciste, tout le monde le sait. À Grenoble, nous allons lui montrer ce que signifie une ville Compagnon de la Libération. Nous le renverrons, lui et son parti fondé par des SS, dans les poubelles de l’Histoire ».
La soirée du 21 février 2026 s’inscrivait dans le cadre du « Mois de la culture Afro-Queer« , organisé par le Centre LGBTI de Grenoble. Certaines activités sont en « mixité choisie […] réservées aux personnes queer racisées et afrodescendantes« , afin de « garantir des espaces de soin, de sécurité et d’auto-organisation« , explique le centre. Pour qui cet événement doit se penser « comme un espace de joie, de mémoire, de création et de résistance : un moment pour se rencontrer, se reconnaître et affirmer [leurs] présences dans la ville et dans les espaces queers« .
Contactées, la Ville de Grenoble et le Centre LGBTI n’avaient pas réagi au moment de la parution de l’article. La soirée a, quant à elle, manifestement été maintenue.







3 réflexions sur « Valentin Gabriac dénonce une « soirée DJ réservée aux “personnes queer racisées” »et subventionnée par la Ville de Grenoble »
« chacun a le droit de vivre librement son orientation, y compris sexuelle, son identité et sa vie personnelle » 😯
Schizophrénie peut-être….
Et donc il fera quoi ? Evidemment rien parce qu’il n’a strictement aucune chance être élu maire.
La stratégie du RN est-elle de prendre des voix pour empêcher le changement à Grenoble en faisant gagner les LFIcolos de Piolle-Ruffin pour que tout continue pareil que depuis 12 ans ? Elle a même mis Avrillier sur sa liste !
Si ils font ça, tous les Français sauront ce que le RN a fait à Grenoble et ils le paieront aux présidentielles. C’est ça leur plan ?
Personne ne s’offusque, à juste titre, que des fonds publics soient dédiés à des temps, des services et des espaces réservés aux femmes, car elles subissent des discriminations et des violences spécifiques.
Il en est de même ici.
Que Mr Gabriac et ses amis s’éduquent sur le sujet des discriminations, au lieu de saturer par jeu malsain, comme le font ces derniers, les lignes d’urgence dédiées aux femmes.