FOCUS – En pleins JO de Milano-Cortina 2026 et alors que la France se prépare à accueillir les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver en 2030, les athlètes en situation de handicap mental et psychique en sont toujours exclus. C’est pourquoi l’exposition photographique « Moi aussi j’veux jouer » a vu le jour à Grenoble. À travers des clichés d’athlètes de parasport adapté, le collectif Jeux 2030 inclusifs entend ainsi briser les stéréotypes et ouvrir la voie à une véritable inclusion dans le sport de haut niveau.
Une exposition pour intégrer le sport adapté aux Jeux olympiques. Tel est l’objectif des photographies exposées par le collectif Jeux 2030 inclusifs dans « Moi aussi j’veux jouer ». Il interroge : « Et si l’inclusion, souvent brandie comme une valeur olympique, n’était qu’un leurre pour ceux que la société peine encore à regarder en face ? »
Dans cette exposition itinérante, actuellement au Summum, des athlètes isérois, aux handicaps variés et aux parcours différents, incarnent une même exigence : le droit de concourir, de performer et d’être enfin reconnus à leur juste valeur d’athlète de haut niveau.
Un combat pour la visibilité et l’équité
Le handicap mental et psychique reste l’un des plus invisibles, tant dans la société que dans le monde sportif. Malgré leur détermination et leurs performances, les athlètes concernés sont souvent relégués à la marge des grandes compétitions internationales.
« Aujourd’hui, sur les Jeux paralympiques d’hiver, le sport adapté est complètement exclu. Aucun sportif handicapé mental ou psychique n’y participe« , souligne Marie Wattier, rédactrice-conceptrice à l’origine du projet.

L’exposition « Moi aussi, j’veux jouer » est prêtée à divers organismes pour augmenter la visibilité du combat des jeunes para-athlètes adaptés qui veulent participer aux Jeux olympiques. © FFSA
« C’est assez incompréhensible, c’est injuste, car certains de nos athlètes sont sur la liste sportive de haut niveau du ministère des Sports, ajoute-t-elle. En réalité, c’est un reflet de la société. Et la société, elle a quand même beaucoup de mal à les intégrer. Le handicap mental, le handicap psychique, ça continue de faire peur aux gens. Les organisations ont l’impression qu’elles ne vont pas réussir à la cadrer, alors qu’en fait, ce n’est pas plus compliqué qu’avec une personne malvoyante. »
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