FOCUS – En quelques mots, Corine Lemariey a mis le feu aux poudres lors de la séance du conseil métropolitain du 26 septembre 2025. Alors que les conseillers du groupe Uma appelaient l’intercommunalité à se porter partie civile dans l’enquête sur de possibles mésusages de la voiture de service du président de la Métropole, la vice-présidente a évoqué les affaires concernant la Ville de Grenoble, avant de désigner ses élus comme « tous chargés« . De quoi échauffer un débat et une délibération… dont l’utilité initiale semblait déjà très relative.
« Tous chargés« . Il n’aura fallu que quelques mots à Corine Lemariey, vice-présidente de la Métropole de Grenoble, pour provoquer la colère (et un incident de séance) avec les élus du groupe Uma, durant le conseil métropolitain de Grenoble du vendredi 26 septembre 2025.
Ceci alors que les débats portaient sur la désignation de deux élus de l’intercommunalité pour la représenter devant la justice, au cas où celle-ci aurait à se porter partie civile dans l’affaire présumée de mésusage de la voiture de service de Christophe Ferrari.

Christophe Ferrari avait confié la gestion de la séance à sa vice-présidente Michelle Veyret, la délibération portant sur sa mise en cause pour un (possible) mésusage de sa voiture de service. © Agathe Bréchemier – Place Gre’net
En octobre 2022, le président de la Métropole et maire de Pont-de-Claix avait en effet été mis en cause pour avoir possiblement usé de sa voiture de service avec chauffeur pour des déplacements privés. Des faits présumés révélés dans la presse par l’ancien chef de cabinet de l’élu et portés devant la justice par l’élu grenoblois Yann Mongaburu, candidat malheureux à la présidence de la Métro. Christophe Ferrari s’est, par la suite, défendu en plaidant la « bonne foi« , admettant des erreurs commises « par méconnaissance du cadre légal« .
Uma appelle la Métro à se constituer partie civile
Si, à ce jour, aucune enquête ne met officiellement en cause le président de la Métropole, le conseiller métropolitain délégué à la déontologie Marc Depinois n’en avait pas moins inscrit une délibération à l’ordre du jour pour proposer aux élus intercommunaux d’approuver le choix de deux conseillers, comme potentiels représentants de la Métro en cas de constitution de partie civile. En l’occurrence, lui-même, conseiller de la majorité, et Jean-Damien Mermillod-Blondin, conseiller de l’opposition du groupe CCM.
Poursuivez votre lecture
Il vous reste 70 % de l’article à lire. Obtenez un accès illimité.
Vous êtes déjà abonné.e ? Connectez-vous









3 réflexions sur « « Tous bien chargés »: Corine Lemariey provoque un “incident diplomatique” en plein conseil métropolitain »
En tous cas, concernant Piolle et son ex 1ère adjointe Elisa Martin, le verdict de EELV a été prononcé très clairement par Marine Tondelier.
Peut être que la justice normale pourrait se réveiller avant qu’on ne l’accuse de complaisance ?
Corine Lemariey : À ce stade, nous ne pouvons pas nous constituer partie civile », a fait valoir l’élue, accessoirement avocate et ancienne professeure de droit.
L’avis de l’avocat de la Métropole tombera donc en plein conseil : au stade de la procédure, la constitution de partie civile n’est pas possible, a‑t-il affirmé.
Le grenoblois Nicolas Kada, professeur de droit public, a alors assuré à son tour qu’il était possible pour la Métropole de se porter immédiatement partie civile
Ça ne paraît quand même pas une question juridique bien complexe pour des professionnels de savoir à quel moment ils peuvent constituer partie civile ?
« Ça ne paraît quand même pas une question juridique bien complexe pour des professionnels de savoir à quel moment ils peuvent constituer partie civile ? » … Il faudrait demander à Pompidou ce qu’ il pense des lois, des lois, et des lois.
NB: Le plus simple serait de faire comme les druides: Attendre la prochaine éclipse.