FLASH INFO – L’association Mountain Wilderness a procédé au démantèlement d’infrastructures obsolètes dans le massif de Belledonne, les 26 et 27 juillet 2025, après une interruption de plusieurs mois du chantier. Plus d’une tonne de matériaux a été retirée de la montagne, alors que 3,9 tonnes avaient été extraites lors de la première phase, l’année précédente.
L’association Mountain Wilderness annonce avoir finalisé l’opération de démantèlement d’installations obsolètes dans le massif de Belledonne, les 26 et 27 juillet 2025. Le chantier consistait à retirer des restants d’infrastructures liées à l’exploitation du barrage du Crozet et du refuge de la Pra et à évacuer un ancien moteur de treuil au niveau du col du Bâton. Entamée en 2024, l’opération avait été interrompue en septembre, en raison de chutes de neige.
Parmi les infrastructures du barrage concernées, figurait une dizaine de poteaux qui soutenaient l’ancienne ligne téléphonique, « dont l’accès à certains a nécessité aux bénévoles de s’encorder« . Ont également été collectés des fils éparpillés dans les pierriers. Plus précisément trois types de fils différents, témoins des évolutions technologiques au fil du temps. Le moteur du col du Bâton (2 665 mètres d’altitude) a, pour sa part, été héliporté après préparation.

Mountain Wilderness a finalisé son chantier bénévole d’extractions de matériaux et structures obsolètes dans le massif de Belledonne. © Élisa Flandrin – Mountain Wilderness
Pourquoi cette opération? « Ces vestiges d’installations, témoins du passé industriel de la fin du 19e siècle et du début du 20e, n’avaient aucune raison de persister aujourd’hui dans le milieu naturel, alors que l’hydroélectricité produit une énergie propre et renouvelable« , explique Mountain Wilderness. Et cette dernière de décrire des vestiges dont « l’impact visuel était dommageable à la beauté sauvage de ce site, classé Natura 2000 et très fréquenté par les randonneurs« .
S’il n’a pas été sans difficulté, le chantier est qualifié de succès par l’association. Celle-ci chiffre à une tonne le poids des matériaux retirés de la montagne, qui vient s’ajouter aux 3,9 tonnes déjà extraites l’année précédente.
Mountain wilderness salue en outre l’implication des bénévoles, « aussi bien dans la préparation en amont que dans la réalisation sur le terrain« . Et se réjouit des échanges avec les randonneurs durant l’opération. Leurs encouragements « témoignent de l’adhésion de beaucoup des pratiquants de la montagne aux principes défendus par Mountain Wilderness« , conclut l’association.
Crédit photo de une: © Élisa Flandrin – Mountain Wilderness










