FLASH INFO – Les enquêteurs ont interpellé, vendredi 8 août 2025 sur la commune de Charantonnay, le suspect activement recherché depuis la violente agression de Gilles Dussault, maire de Villeneuve-de-Marc, et de son fils. En fuite, celui-ci faisait l’objet d’un mandat de recherche lancé par le parquet de Vienne dans le cadre d’une enquête pour « tentative de meurtre sur personne dépositaire de l’autorité publique ».
« Je vous confirme l’interpellation ce jour à 11 h 30, sur la commune de Charantonnay, de la personne soupçonnée [de] l’agression du maire de Villeneuve-de-Marc le 6 août. Il s’agit d’un homme âgé de 59 ans », a fait savoir par communiqué Étienne Manteaux, procureur de la République de Grenoble.
« Les enquêteurs ont [exploité] un renseignement […] ils se sont aussitôt rendus sur place et ont interpellé le mis en cause qui se trouvait au bord de la chaussée », a-t-il expliqué. L’individu était sans arme et il n’a opposé aucune résistance ». L’annonce de cette rapide interpellation a immédiatement fait réagir Bruno Retailleau, le ministre de l’Intérieur, sur son compte X.
L’agresseur du maire de Villeneuve-de-Marc a été interpellé ce matin. Je salue le travail rapide et efficace des gendarmes de l’Isère. Les violences contre nos élus sont intolérables et ne resteront jamais impunies.
— Bruno Retailleau (@BrunoRetailleau) August 8, 2025
Les gendarmes ont placé le suspect en garde à vue et c’est la section de recherche de Grenoble qui est en charge de la direction d’enquête. « Les dossiers criminels en Isère ne peuvent se voir instruits que par un juge d’instruction du pôle criminel de Grenoble », a fait savoir Étienne Manteaux.
Les motifs de l’information judiciaire ? Le présumé agresseur se voit poursuivi pour « tentative de meurtre sur personne dépositaire de l’autorité publique » concernant l’édile et pour « violences aggravées » contre son fils.
Le suspect était en conflit avec la mairie autour de questions d’urbanisme
Cela étant, on en sait un peu plus sur les motivations du mis en cause. Résidant dans la commune de longue date, il s’avère qu’il était en conflit avec sa victime. Il s’agirait, selon les premiers éléments de l’enquête, d’un différend qui durait depuis plusieurs mois autour de questions d’urbanisme et de travaux réalisés sans autorisation.
Selon une information du quotidien Le Parisien, « il avait notamment saisi la justice demandant un dédommagement de 21 000 euros après l’éboulement d’une partie d’un bâtiment municipal dans la cour de sa maison, mais sa demande avait été rejetée ».
Quant à Gilles Dussault, toujours hospitalisé, ses jours ne sont plus en danger. « Ses blessures donnent lieu à une incapacité de travail de quinze jours », a indiqué ce vendredi 8 août le parquet de Vienne.










