EN BREF – Le Journal officiel du 10 juillet 2025 annonce la suspension, pour une durée de six ans, de la Légion d’honneur ainsi que de l’ordre national du Mérite de Jacques Glénat. L’éditeur grenoblois avait été condamné en 2021 à dix-huit mois de prison avec sursis et à 200 000 euros d’amende pour « blanchiment de fraude fiscale aggravée« , ce cinq ans après la révélation de son nom dans l’affaire des Panama Papers.
La sanction est tombée. Cinq ans après sa condamnation pour « blanchiment de fraude fiscale aggravée », Jacques Glénat qui avait été fait chevalier de la Légion d’honneur en 2018 voit sa distinction suspendue durant six ans. Publiée dans le Journal officiel du 10 juillet 2025, la décision émane d’un décret adopté deux jours plus tôt par le président de la République, « sur proposition du grand chancelier de la Légion d’honneur, après avis du conseil de l’ordre et du grand chancelier« .
Selon le texte officiel, l’éditeur grenoblois est suspendu pour six ans « de l’exercice des droits et prérogatives attachés à sa qualité de chevalier de la Légion d’honneur et, durant le même temps, […] privé du droit de porter les insignes de toute décoration française ou étrangère ressortissant à la grande chancellerie de la Légion d’honneur« . Mais ce n’est pas tout: un second décret le suspend également « de l’exercice des droits et prérogatives attachés à sa qualité de chevalier de l’ordre national du Mérite« .

L’éditeur grenoblois Jacques Glénat, ici devant une vitrine de figurines de bande dessinée, connu (entre autres) pour avoir importé et popularisé le manga en France, se voit suspendu de la Légion d’honneur pour six ans après sa condamnation pour blanchiment de fraude fiscale en 2021. © Diane Hentsch – placegrenet.fr
Le 7 septembre 2021, Jacques Glénat avait été condamné à dix-huit mois de prison avec sursis, à 200 000 euros d’amende et à une confiscation de 470 000 euros par le tribunal correctionnel de Paris, comme le relatait alors Le Monde. L’éditeur avait été épinglé quelques années auparavant par les Panama Papers, nom donné à la grande opération d’investigation menée par une centaine de médias sur la base d’une fuite de documents, et révélant de (très) nombreux cas d’évasion fiscale.
En l’occurrence, Jacques Glénat a possédé une société offshore, Getway SA, basée aux Seychelles, entre 2009 et 2014. Société dont il s’est servi pour acheter des œuvres d’art, avant de la fermer lorsque les îles Vierges britanniques ont promulgué l’obligation pour les sociétés d’indiquer les noms de leurs actionnaires. Si, en 2016, l’éditeur avait contesté toute illégalité de la procédure auprès de France 3, il n’avait pas moins reconnu sa culpabilité devant le tribunal cinq ans plus tard.










Une réflexion sur « L’éditeur grenoblois Jacques Glénat suspendu pour six ans de sa Légion d’honneur et de l’ordre national du Mérite »
« Sans lire l’ article »
« Compte tenu » de la moralité solidaire de la société, je peux penser que « ça fait une belle jambe ».
NB: Mon père bien que « sélectionné » , n’avait pas fait de démarche pour une quelconque médaille (il en avait déjà eu 2, ce qui lui faisait 2 jambes suffisantes pour marcher droit).