EN BREF – À l’occasion du Tech & Fest, qui se déroule à Alpexpo Grenoble, l’Université Grenoble-Alpes a inauguré sa Maison quantique Alpes le 5 février 2025. Elle la pilote en partenariat avec le CEA, le CNRS, Inria et Grenoble INP. Son objectif : être un lieu d’échange pour les différentes communautés que le calcul quantique hybride intéresse.
En plein cœur du salon Tech & Fest dédié aux technologies à Alpexpo, a été inauguré un établissement particulier, le 5 février : la Maison quantique Alpes, que porte l’Université Grenoble-Alpes (UGA). Et ce « dans le cadre d’un consortium associant le CEA, le CNRS, Inria et Grenoble INP », explique la faculté. Cette maison fait partie des cinq projets lauréats de Maisons du quantique, implantées en région et issues du programme Hybrid Quantum Initiative (HQI), que porte le CEA.
L’objectif de l’établissement ? « Être un lieu d’échange pour les différentes communautés intéressées par le calcul quantique hybride. » Mais aussi « guider les industriels de tous les secteurs sur les possibilités et le développement de ces approches pour leurs applications métiers ».
Le calcul quantique hybride résout plus vite des problèmes complexes
Cette « maison » trouvera sa place sur la Presqu’Île de Grenoble, secteur scientifique par excellence. De quoi permettre un accompagnement scientifique collectif, mais aussi lié à l’innovation et à la formation, « grâce aux apports conjoints des partenaires ».
Mais, concrètement, qu’est-ce que le calcul quantique hybride ? Ce dernier « combine les ordinateurs classiques, c’est-à-dire ceux que nous utilisons tous les jours, et les ordinateurs quantiques, de nouvelles machines dont le fonctionnement est régi par les lois de la mécanique quantique », explique l’UGA. Le calcul quantique hybride utilise ainsi « le meilleur de ces deux mondes pour résoudre des problèmes complexes plus rapidement ».

La Maison du quantique Alpes se trouvera dans la Presqu’île scientifique de Grenoble. © ESRF
Ainsi, l’ordinateur classique « opère la majeure partie du travail et [gère] la coordination avec l’ordinateur quantique. Ce dernier intervien[t] pour des calculs spécifiques où il surpass[e] les performances de l’ordinateur classique. Comme pour la résolution de problèmes d’optimisation ou la simulation de problèmes complexes en quantique, couvrant des domaines applicatifs variés en chimie, en pharmacologie, en logistique ou en finance », précise l’UGA.
Un réseau national de « Maisons du quantique »
La mise en place d’un réseau national de Maisons du quantique a pour objectif d’identifier des « initiatives de co-localisation des écosystèmes du calcul quantique hybride dans plusieurs régions françaises ». En somme, il s’agit de leur proposer un « co-financement sur trois années et une mise en réseau à l’échelle nationale, européenne et internationale ».
Les Maisons du quantique doivent pouvoir proposer ou accompagner des projets d’exploration des capacités du calcul quantique hybride. Et ces derniers devront tirer parti des services proposés par la plateforme nationale HQI.


