FOCUS – Une petite fille de 9 ans scolarisée à l’école des Laiches de Villard-de-Lans, a été victime d’un très grave accident lors d’une sortie scolaire de ski alpin, mardi 21 janvier vers 15 h 30 dans la station de la Côte 2000, dans le Vercors. Malgré sa réanimation sur place et les soins intensifs prodigués au CHU de Grenoble, la fillette n’a pas survécu à ses blessures.
Article modifié et complété le mercredi 22 janvier à 21 hEUREs
Une petite fille de 9 ans scolarisée en classe de CM1 à l’école des Laiches de Villard-de-Lans a été victime d’un grave accident de ski, mardi 21 janvier vers 15 h 30, lors d’une sortie scolaire. Elle descendait la piste bleue « Chevreuil » de la station de la Côte 2000 avec un groupe d’enfants de niveau 3e étoile quand elle a heurté très violemment avec la joue une barre rocheuse se trouvant sur sa droite, avant de perdre connaissance. Ce en dépit d’une « vitesse modérée », selon des témoins du drame cités par Eric Vaillant, procureur de la République de Grenoble.
Les adultes encadrant le groupe – une monitrice de l’Ecole du ski français (ESF), une institutrice et un parent d’élève – ont alors immédiatement appelé les secours et installé une zone de sécurité autour de l’enfant afin d’éviter un sur-accident. Des sauveteurs du peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM) de l’Isère et un médecin du Samu 38 sont rapidement arrivés sur place et sont parvenus, après de longues minutes de soins, à stabiliser la fillette, alors en arrêt cardio-respiratoire.
Son pronostic vital restant toutefois très largement engagé, elle a été transportée par l’hélicoptère de la Sécurité civile au centre hospitalier universitaire Grenoble Alpes, où elle a été admise au service de déchocage. Malgré les soins qui lui ont été prodigués, la fillette est demeurée en état de mort cérébrale, sans espoir de pouvoir l’en sortir.
Les circonstances de l’accident restent encore à préciser. D’après un témoin direct de la scène, la jeune skieuse aurait dévié de sa trajectoire à cause d’une faute de carre. Des élèves ont quant à eux rapporté que le sol était glacé dans cette zone. Le ciel était, lui, totalement dégagé et tous les enfants portaient un casque de protection. Le parquet a ouvert une enquête pour homicide involontaire confiée aux gendarmes du PGHM de l’Isère.
Des enfants sous le choc
Le soir même de l’accident, Rafaëlle Bove, directrice de l’école élémentaire Les Laiches, a informé les parents d’élèves qu’un « grave accident de ski » était survenu dans l’après-midi impliquant une élève de l’école. Elle précisait que la fillette avait été immédiatement prise en charge par les secours et recevait les soins nécessaires mais que son état était jugé « très sérieux ». Ce avant d’annoncer qu′« un accompagnement psychologique [serait] proposé très rapidement aux élèves qui en ressentiraient le besoin. »
Si la mort de la petite fille a été annoncée dans la nuit de mardi à mercredi par les parents eux-mêmes à des proches en leur demandant de faire suivre l’information, la mairie et l’école n’ont pas explicitement fait part du décès jusqu’au mercredi 22 janvier au soir, moment de son annonce officielle1L’annonce officielle du décès, selon le procureur, a eu lieu mercredi 22 janvier vers 20 h 30., évoquant jusque-là un « contexte extrêmement douloureux ».
Une cellule d’écoute psychologique a toutefois été mise en place mercredi de 14 de 17 heures au sein de l’école élémentaire, avec une équipe de professionnels pour répondre aux éventuelles questions. L’accompagnement se poursuivra dès jeudi matin pour les élèves avec leurs enseignants, et ce, tout au long de la journée. Des enfants ont en effet assisté à l’accident ainsi qu’aux gestes de secours ayant suivi le traumatisme crânien et l’arrêt cardio-respiratoire de la petite fille. Certains étaient sous le choc, pleuraient et restent encore très fragiles.
Dans ce contexte tragique, l’équipe enseignante a pris la décision d’annuler sa participation à la Foulée blanche prévue jeudi 23 janvier à Autrans, ainsi que toutes les sorties de ski et snowboard le jour-même et le lendemain.













8 réflexions sur « Une petite Villardienne de 9 ans a perdu la vie après une chute en ski alpin lors d’une sortie scolaire »
Quelle tristesse … Une belle journée au ski qui se termine si tragiquement …Mes pensées très émues s’adressent aux parents, à la famille, aux élèves de la classe et de l’école et à l’enseignante et l’accompagnatrice qui doivent être dévastées. Courage à tout le monde.
Quel drame … je pense avant tout aux parents et à la famille … comment supporter l’insupportable ?
J’ai une pensée pleine de tendresse pour les enfants de l’école. J’ai vécu le même drame il y a plus de 35 ans à une époque où les cellules psychologiques n’existaient … nous sommes rentrés chez nous avec notre effroi, notre incompréhension, notre tristesse et notre douleur…
Ne culpabilisons pas les accompagnateurs, les enseignants, les directeurs, etc… ils font simplement ce qu’ils peuvent dans un moment de grande souffrance pour tous … il y aura des maladresses mais laissons aujourd’hui la place au soutien de tous, touchés de près ou de loin par ce drame…
Quel drame !
Sincères condoléances à toute la famille et une pensée toute particulière pour les enfants et adultes présents lors de cet accident.
Soutien à tous les enseignants de l’école et leur directrice.
Je suis parent d’une élève de sa classe et egalement animatrice au periscolaire de cette ecole, c’est une tragédie affreuse, et très dure pour tout le monde, en particulier pour ses proches… par contre la directrice n’a informé personne! Même pas nous qui avons du accueillir les enfants qui on assiste au drame… gros, gros manquement de la part de l’école !
Bonsoir,
Nous vous confirmons que des parents d’élèves ont bien reçu trois mails de la part de la directrice (un premier le mardi 21 janvier au soir, les deux autres, le lendemain). Peut-être y a-t-il un problème de réception vous concernant ? [Note : il s’avère que les adresses mails du rectorat sont parfois bloqués par certains domaines, type Hotmail, Yahoo ou autres.]
Pour ce qui est du périscolaire, nous venons de vérifier après avoir pris connaissance de votre message : il apparaît, en effet, qu’il a été demandé mardi soir à l’équipe des animatrices de ne pas communiquer auprès des enfants à ce sujet en dépit de leur inquiétude (aucune nouvelle officielle n’étant alors disponible). Et que ces dernières n’ont pas été conviées à la cellule psychologique du mercredi 22 janvier. Seules deux d’entre elles (équipe du matin avant la classe) ont pu y participer.
Je pense que l’heure, au milieu de ce drame affreux, ne doit pas être à la polémique mais à la dignité et à la compassion. N’accusons personne, ne reprochons rien à personne. Sachons garder notre peine face à la disparition brutale d’une petite fille qui a besoin aujourd’hui de notre prière silencieuse ainsi que ses parents. On aimerait pouvoir rembobiner le film de cette tragédie et revenir au moment où la petite Anouk chaussait ses skis… Une petite voix lui soufflerait à l’oreille (celle d’un ange) : « surtout fait bien attention dans la descente, mets-toi du côté du filet ! » Malheureusement la réalité est toute autre, insupportable, incompréhensible. A qui la faute ?
Soyons grè à madame la directrice, aux enseignants, d’avoir eu à gérer une situation difficile et manifestons autour de nous le plus d’amour possible !
Dominique Bernier, papi de Maxime, Juliette et Antoine.
Oui, bien évidemment. Nous avons veillé à ce que l’article soit très factuel, non polémique et uniquement basé sur des informations en notre possession et des témoignages directs.
Il nous a par ailleurs paru nécessaire et juste de faire valoir le droit à l’information, étant donné que la maman de la petite fille avait elle-même annoncé son décès dans la nuit de mardi à mercredi en demandant de faire circuler la triste nouvelle.
De plus, il s’agissait de mettre fin aux rumeurs qui circulaient dans le village en répondant aux multiples interrogations des habitants. Sans parler de certains enfants qui étaient confrontés à des informations contradictoires depuis la veille.
La direction de l’école a, par ailleurs, dû faire face à une situation par nature non anticipée, extrêmement complexe à gérer, et a dû suivre des consignes venues du rectorat.
La deuxième partie de votre message est indecent. Ce n’est ni le moment ni le lieu pour régler quelques comptes qu’ils soient.