FOCUS – Des militants écologistes ont interrompu l’intervention d’un représentant de Schneider Electric au Tech&Fest, jeudi 1er février 2024, à Grenoble. Ces organisations (Alternatiba ANV-Cop21, Greenpeace, Extinction Rebellion, Scientifiques en rébellion) dénoncent en effet l’implication de l’entreprise dans le projet pétrolier Eacop, conduit par Total entre l’Ouganda et la Tanzanie. Au cours de l’action, une activiste de 66 ans, poussée par un agent de sécurité, a eu le poignet cassé en chutant de la scène.
Après un an à interpeller l’entreprise sur ce dossier sulfureux, ils ne pouvaient pas laisser passer l’occasion. Des militants de plusieurs organisations écologistes (Alternatiba ANV-Cop21, Greenpeace, Extinction Rebellion, Scientifiques en rébellion) ont donc profité de l’ouverture du salon grenoblois Tech&Fest, jeudi 1er février 2024, à Alpexpo, pour interrompre l’intervention du représentant de Schneider Electric.

Des militants de plusieurs organisations écologistes ont dénoncé l’implication de Schneider Electric – et de Total – dans le projet Eacop en Ouganda et en Tanzanie. © Alternatiba / ANVCOP21 Grenoble
Une dizaine d’activistes sont ainsi montés sur la scène, prenant la parole pour dénoncer l’implication de la société dans le projet Eacop (East African crude oil project), en partenariat avec TotalEnergies. Schneider Electric doit en effet réaliser l’infrastructure électrique de ce pipeline géant, le plus grand oléoduc chauffé au monde (1400 km), qui doit traverser l’Ouganda et la Tanzanie pour acheminer le pétrole jusqu’à l’Océan Indien.
Les militants épinglent Schneider Electric pour son « greenwashing »
« Cette participation permettrait, selon la communication officielle, d’économiser 30 % des émissions carbones grâce aux solutions Schneider Electric. Ce chiffre avancé par l’entreprise est dénoncé par les activistes car ne prenant en compte que l’infrastructure et son usage, soit 2 % de coût carbone global du projet Eacop« , indique Alternatiba ANV-Cop21 Grenoble, dans un communiqué diffusé jeudi 1er février.

Les activistes ont profité de l’ouverture du salon Tech&Fest, à Alpexpo, pour interpeller Schneider Electric devant ses partenaires. © Alternatiba / ANVCOP21 Grenoble
Outre ce « greenwashing« , le collectif pointe « un déni des violations des droits humains des populations expropriées en Ouganda et Tanzanie » et s’inquiète face au risque de « pollution des parcs naturels que le pétrole traversera« . Les militants soulignent par ailleurs que « Total n’arrive toujours pas à finaliser sa levée de fonds pour Eacop à cause des risques environnementaux et politiques qu’il présente« .
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3 réflexions sur « Grenoble : des militants écologistes interpellent Schneider Electric au Tech&Fest, une activiste blessée lors de l’action »
Merci aux activistes!! Quel courage d’oser se dresser face aux 2 monstres que sont Total et Scheinder!
Merci à vous.
L’activiste de 66 ans aurait dû dans sa vie d’avant : 1. consommer plus de calcium produit par l’agro-alimentaire capitaliste. 2. faire davantage de sport pour assouplir son poignet et lire de meilleurs livres que la propagande bolchévique à laquelle son job de fonctionnaire la destinait.
Bon rétablissement dans les établissements de soin payés avec nos impôts !
Parce qu’abandonner l’Afrique aux magnats russes ou chinois c’est écologique ?