EN BREF – Vendredi 26 janvier 2024 avait lieu la traditionnelle audience de rentrée du conseil des prud’hommes de Grenoble. L’occasion pour Jean-Paul Michel, président du collège salariés fraîchement réélu, de pointer un certain nombre de difficultés dont la plus prégnante : le manque d’effectifs au greffe. S’y ajoutent les problèmes informatiques récurrents et le manque cruel de locaux, le conseil se sentant de plus en plus à l’étroit.
La traditionnelle audience solennelle de rentrée du conseil de prud’hommes (CPH) de Grenoble, s’est tenue vendredi 26 janvier 2024 dans la salle du palais de justice normalement réservée aux procès d’assises. Jean-Paul Michel, président du CPH tout juste réélu au poste qu’il avait occupé en 2020, a souligné les difficultés rencontrées par l’instance grenobloise chargée de juger les contentieux entre employeurs et salariés.
À la base, un constat : celui du délai moyen de jugement des affaires qui, passé de 15,6 mois en 2022 à 17 mois en 2023, est le moins bon de ceux enregistrés depuis 2019. Un résultat bien loin de l’objectif de la juridiction qui est d’abaisser ce délai à environ douze mois.
Notamment en cause, le manque cruel d’effectifs au greffe, qui joue un rôle essentiel auprès des conseillers prudhommaux, juges non professionnels. « Début 2019, notre effectif de greffe était de douze agents plus un vacataire et, aujourd’hui, en 2024, il est de huit agents plus un vacataire », a ainsi déploré Jean-Paul Michel.

L’audience solennelle de rentrée du conseil des prud’hommes de Grenoble. © Joël Kermabon – Place Gre’net
« Seul le greffe du CPH assure la continuité, tant au niveau du personnel que des méthodes en apportant un appui aux conseillers, en assurant souvent une relecture des jugements, notamment en ce qui concerne les motivations », a ainsi plaidé le président.
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