FLASH INFO — « La seule journée de mobilisation et de grève pour défendre les salarié.es, c’est la journée du 7 décembre« . Tel est le message que veut porter la CGT Santé et Action sociale de l’Isère, alors qu’un appel à la grève circule pour le jeudi 2 septembre dans le secteur médico-social. Son tort? Émaner « de syndicats employeurs, de collectifs de présidents et de directeurs généraux d’associations« , dénonce le syndicat.
Et la CGT de poser deux questions, par voie de tract: « Qu’ont-ils fait pour la reconnaissance des métiers et la revalorisation des rémunérations de toutes et tous? » et « Qu’ont-ils fait ces deux dernières décennies pour la défense des garanties collectives du personnel?« . Plus une question subsidiaire: pourquoi les employeurs n’appliquent-ils pas les mêmes facilités pour les salariés grévistes que celles mises en place le 2 décembre?

Manifestation des salariés du secteur social et médico-social à Grenoble en 2020. La CGT appelle à participer au mouvement unitaire du 7 décembre, et non celui du 2, décrit comme une « mascarade ». © Tim Buisson – Place Gre’net
« Les organisations patronales (Nexem, Fehap…) semblent “revendiquer” des hausses de salaires mais concèdent généreusement 2 centimes d’augmentation de la valeur du point d’indice en 2021 lors des négociations« , dénonce le syndicat. Qui décrit encore des organisations qui « tentent depuis plusieurs années de détruire nos conventions collectives pour réduire les droits des salarié.es« .
Au final, la CGT décrit donc une « mascarade » destinée à « minimiser l’impact de la grève intersyndicale du 7 décembre« , qui « fait peur aux employeurs« . Une grève « pour l’augmentation des salaires et des budgets, pour l’embauche massive de professionnels et la fin de la précarisation », dont elle annonce d’ores et déjà qu’elle « sera une réussite ».










