Brouhaha général après la réélection de Christophe Ferrari à la tête de la Métro… avant une crise institutionnelle ?

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FOCUS – L’élection mémorable du 17 juillet 2020 a vu Christophe Ferrari conserver sa place de président de la Métropole de Grenoble. Non sans peine… L’âpre débat entre ses partisans et ceux de Yann Mongaburu, pourtant tous issus de l’ancienne majorité, laisse une certaine amertume au sein de la gauche. Particulièrement chez les perdants, qui appellent à changer le système. Tandis que la droite, elle, se gausse de l’entre-déchirement de ses rivaux.

 

 

Election métropolitaine © Laure Gicquel

Élections à la Métro. © Laure Gicquel

Rarement une élec­tion métro­po­li­taine aura autant tenu en haleine ses par­ti­ci­pants et son public jus­qu’à une heure du matin. Si la faible avance de Yann Mongaburu aux deux pre­miers tours avait encou­ragé ses sou­tiens à deman­der le retrait de Christophe Ferrari, ce der­nier a fait le choix de se main­te­nir.

 

Une stra­té­gie gagnante – à court terme en tout cas – puis­qu’il a rem­porté la mise grâce au sou­tien des élus LREM, puis d’une par­tie de la droite au tour final. D’où cet écla­te­ment entre une gauche de l’u­nion locale, aux accoin­tances trans­par­ti­sanes, et celle, plus à gauche et éco­lo­giste, majo­ri­tai­re­ment por­tée par la ville-centre suite à la réélec­tion d’Eric Piolle.

 

Avec, in fine, de nom­breuses réac­tions. Soit de ran­cœur – si ce n’est de colère – pour les vain­cus, soit de sou­la­ge­ment et de satis­fac­tion pour les vain­queurs finaux. Mais Christophe Ferrari est-il condamné à être le mal élu dont per­sonne ne com­prend ce qu’il espère et qu’il attend ?

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Commentaires 10
  1. Avec Nicolas Hulot, ex ministre de Macron, c’é­tait « évi­dem­ment beau­coup de proxi­mité » avait dit l’an­cien nou­veau maire mal­gré les 6 voi­tures, le bateau à moteur, la moto et le scoo­ter.
    https://www.leparisien.fr/politique/patrimoine-des-ministres-les-neuf-vehicules-a-moteur-de-nicolas-hulot-15 – 12-2017 – 7455492.php
    Mais Ferrari élu avec des voix LREM c’est une « inac­cep­table pré­si­dence de la métro­pole ».

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  2. Le brou­haha est né tout sim­ple­ment en ins­tal­lant en face du can­di­dat sor­tant C.Ferrari ?
    Comment Mongaburu a pu être poussé à ce point par Piolle ? Parfois je min­ter­roge sur les inten­tions pre­mières de Piolle : démon­trer qu’il pou­vait prendre la main sur la Métropole en face d’un ancien socia­liste sor­tant pour faire le même coup à l’échelle natio­nale s’il brigue les pré­si­den­tielles ?
    En tout cas c’est perdu.
    Ferrari qui a plu­tôt un bon man­dat dans l’ancienne majo­rité, aura cette fois avec les alliés LREM et peut être quelques LR, la légi­ti­mité sur le plan éco­no­mique qu’il n’avait pas dans le modèle décrois­sant qu’il devait accep­ter des éco­los.
    D.Escaron s’est retiré sans consigne de vote pour son groupe, on voit ici la force de Ferrari d’avoir tou­jours su trou­ver un équi­libre avec les petites com­munes. Car l’intercommunalité, comme son nom l’indique, c’est 49 com­munes – contras­tées – ce n’est pas Grenoble, ce n’est donc pas ce que ren­voyait MONGABURU, iden­ti­fié comme un gre­no­blois et seule­ment un gre­no­blois.

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  3. Ce n’est pas vrai que Ferrari a été élu avec les voix de la droite ? Aucune voix cari­gno­niste ? Peut être même une voix RN ? Et alors ?
    Il paraît qu’il n’est plus PS. Ce ne serait donc pas éton­nant. Il ne faut pas s’en offus­quer. C’est comme ça. Ferrari a tourné je dos à son ancienne majo­rité. Attendons de voir quels seront les vice-pré­si­dents et autres res­pon­sables … s’il arrive à les faire nom­mer

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  4. Quand les adjoints du nou­veau ancien maire montrent le sec­ta­risme hai­neux des faux éco­los au pou­voir à Grenoble.
    Antoine Back


    Alan Confesson

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    • j’a­dore l’é­ti­quette de l”  »extreme droite », que les gau­cho facho attri­buent à tous ce qui sont un tout petit peu à droite du PS. Déjà pour trou­ver la droite simple en France il faut vrai­ment CREUSER fort, mais pour l”  »extreme droite » (!) – ça n’existe pas en France. Ne pas pro­po­ser le RN – ce sont des socia­listes pur et dur avec un accent fort anti-migrant.

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    • Le ton et la tour­nure de ces « tweets » en disent long sur la haine dont ces gens sont capables : Back to USSR (donc pro­cès de Moscou et Kolyma) d’un côté, et le Diable et le Bon Dieu sans Confesson de l’autre (j’ai déjà fait cette blague, mais je ne m’en lasse pas, et je l’ai d’ailleurs un peu « amé­lio­rée »).

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  5. Yann Mongaburu, a évo­qué une « inac­cep­table pré­si­dence de la métro­pole », dans un com­mu­ni­qué ce mardi 21 juillet.
    On les savait sec­taires, ils en payent les consé­quences. Voilà qu’ils confirment aussi qu’ils se foutent de la démo­cra­tie (sauf quand elle va dans leur sens, auquel cas ils n’ont plus que ce mot à la bouche). Les masques sont tom­bés.

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  6. La majo­rité rouge & verte d’Éric Piolle a récolté les fruits de son into­lé­rance, de son sec­ta­risme et volonté de ne tra­vailler qu’entre elle-même tout en atta­quant sour­noi­se­ment celles et ceux qui sou­hai­taient dis­cu­ter, négo­cier, tra­vailler ensemble quoi !

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  7. A gauche (dans toute la diver­sité et l’épaisseur his­to­rique de ses com­po­santes dans la région urbaine gre­no­bloise), ça fait un moment que la ques­tion cru­ciale de l’arrogance de EELV/LFI est posée dès qu’il faut enga­ger des négo­cia­tions ou sim­ple­ment ouvrir un espace de dis­cus­sion avec des alliés objec­tifs (PS, LREM ex socia­listes, Modem centre gauche). La décla­ra­tion d’investiture d’Eric Piolle à la mai­rie avait stu­pé­fait tout le monde (y com­pris dans son « camp ») en rai­son de la viru­lence des pro­pos ciblée sur des ran­cœurs per­son­na­li­sées à pro­pos de per­son­na­li­tés pour­tant assez exem­plaires, et en refu­sant sys­té­ma­ti­que­ment tout échange sur les inno­va­tions à envi­sa­ger dans le champ du social, de l’environnement et de l’économie. Bref, les masques sont tom­bés depuis un cer­tain temps mais par la magie d’une com­mu­ni­ca­tion paillettes essen­tiel­le­ment natio­nale et hyper poli­ti­sée, Eric Piolle a surfé sur une radi­ca­lité plu­tôt sédui­sante (che­va­lier blanc, volon­tiers pro­phé­tique, obsédé par les réseaux sociaux uti­li­sés par les jeunes). Et ceux à gauche qui ne font pas allé­geance font l’objet de menaces et de pres­sions (par­fois dignes de l’extrême droite). Dans ce contexte, le rejet de l’arc mon­ga­bu­riste est tout sauf une sur­prise. Les « petits » maires ont décou­vert en 11 heures ce que d’autres subis­saient depuis 6 ans…

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    • Commentaire impec­cable, cher Hubert.
      Vous sem­blez fami­lier des arcanes du pou­voir.
      Moi qui ne suis qu’un Grenoblois ordi­naire, un admi­nis­tré de base, j’ai exac­te­ment la même impres­sion que vous.
      Arrogance, dog­ma­tisme, sec­ta­risme.
      Eric Piolle se contre­fiche du quo­ti­dien, de la vie réelle et effec­tive des habi­tants de la ville qu’il admi­nistre.
      Imbu de lui-même de façon presque patho­lo­gique, il s’est petit à petit enfermé dans une radi­ca­li­sa­tion cari­ca­tu­rale. Caricaturale et dan­ge­reuse.
      Le sur­saut des conseillers de la Métro est encou­ra­geant.
      Mais que fait-on main­te­nant ?
      Comment ras­sem­bler élus et citoyens « modé­rés », « pro­gres­sistes », « répu­bli­cains », « prag­ma­tiques », afin de résis­ter à cette majo­rité tyran­nique et obte­nir une véri­table alter­nance en 2026 ?
      En 6 ans, les dégâts vont deve­nir irré­pa­rables.
      Comment « résis­ter », déjà ?

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