Varces : les surveillants bloquent la maison d’arrêt en réaction à l’agression de Condé-sur-Sarthe

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EN BREF – Ce jeudi 7 mars, une trentaine de surveillants de la prison de Varces ont bloqué l’établissement. Ils manifestent ainsi leur soutien à leurs deux collègues gravement blessés lors d’une agression à la prison de Condé-sur-Sarthe. Les surveillants réclament notamment plus de moyens humains, techniques et matériels. Mais aussi la mise en place de quartiers spécifiques permettant la prise en charge des détenus violents.

 

 

Ce jeudi 7 mars, des surveillants de la prison de Varces ont bloqué l'établissement en soutien à leurs collègues gravement blessés à Condé-sur-Sarthe.Maison d'arrêt de Varces. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Maison d’arrêt de Varces. © Joël Kermabon – Place Gre’net

Ils étaient une trentaine de surveillants à bloquer l’entrée de la maison d’arrêt de Varces, ce jeudi 7 mars tôt le matin. Un blocage décidé notamment par l’Ufap et la CGT en soutien à deux de leurs collègues de la prison de Condé-sur-Sarthe (Orne), gravement blessés lors d’une agression à l’arme blanche.

 

Les syndicats pointent du doigt l’urgence à mettre en place le relevé de conclusion signé en janvier 2018. Tout particulièrement pour ce qui concerne la prise en charge des détenus et le volet concernant la sécurité des lieux de détention. Mais aussi pour pouvoir disposer de moyens humains, techniques et matériels accrus.

 

Le personnel administratif, les intervenants extérieurs et les surveillants qui le souhaitaient ont néanmoins pu pénétrer dans l’établissement. Avant que la gendarmerie n’intervienne pour lever le blocage tandis que les pompiers éteignaient un feu de palettes. Pour autant, le mouvement de grogne ne va pas s’arrêter là, puisque les surveillants ont décidé de remettre le couvert un peu plus tard. « Jusqu’à ce que les gendarmes reviennent nous déloger », assurent-ils.

 

 

« Ce relevé de conclusion n’est que du vent ! »

 

« Nous en avons marre de travailler dans l’insécurité. Nous voulons rentrer chez nous vivants et ne plus venir travailler la boule au ventre », explique Dimitri Garot, secrétaire local Ufap Unsa Justice. « Ce relevé de conclusion ce n’est que du vent ! Pour l’instant, il n’y a rien qui soit arrivé dans les établissements », poursuit-il.

 

« Nous devions par exemple être équipés de gilets pare-lames pour éviter les coups de couteau et nous n’en avons toujours pas vu la couleur. Seule une personne est dotée de ce gilet sur Varces », déplore le syndicaliste. Autre point de friction : les fouilles.

 

Dimitri Garot, Secrétaire local Ufap Unsa. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Dimitri Garot, secrétaire local Ufap Unsa. © Joël Kermabon – Place Gre’net

« Les engagements signés devaient permettre de rétablir les fouilles systématiques lors des parloirs. À l’heure actuelle, cet article n’a toujours pas été abrogé », pointe encore Dimitri Garot.

 

Pour ce dernier, il y a urgence, même si la situation est pour l’heure relativement calme à Varces. « Ça peut arriver à tout moment », souligne le surveillant.

 

Les syndicats s’insurgent. « À freiner par tous les moyens la mise en place des décisions actées, les directeurs interrégionaux et les chefs d’établissement se rendent complices des violences commises à l’encontre de nos collègues ! », dénoncent ils.

 

 

« Remettre de l’ordre dans la maison pénitentiaire »

 

Les surveillants exigent de la Garde des sceaux qu’elle respecte son engagement. Et surtout « qu’elle remette de l’ordre dans la maison pénitentiaire », appuient-ils. Leurs principales revendications ? Que les personnels pénitentiaires soient dotés d’équipements de sécurité et de moyens techniques et matériels récents.

 

Maison d'arrêt de Varces. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Maison d’arrêt de Varces. © Joël Kermabon – Place Gre’net

Ils réclament également la sécurisation de certains lieux de détention tels les cellules, salles d’activité et parloirs. Et de prendre toutes les dispositions nécessaires pour assurer une étanchéité totale avec les détenus terroristes, radicalisés ou violents. Pour ces derniers, les syndicats demandent d’ailleurs la mise en place de quartiers de détention spécifiques permettant leur meilleure prise en charge.

 

« La balle est dans le camp de la ministre, après il sera trop tard ! », avertissent les surveillants. Pour ces derniers, pas d’autre issue. La seule réponse qui doit être apportée est « le tout sécuritaire par la mise en œuvre immédiate du relevé de conclusions ! ». Mais, avant, les syndicats exigent d’être reçus dans les plus brefs délais par la ministre dont ils attendent « des réponses concrètes et fortes à leurs revendications ».

 

Joël Kermabon

 

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Commentaires 2
  1. Brûler des pneus ne va pas réduire la délinquance en prison
    Un jour il faut être adulte et donner l’exemple

    sep article