Décrochage scolaire : obligée de licencier ses salariés, La Bouture se met en veille jusqu’en janvier 2019

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FOCUS – Pionnière dans la lutte contre le décrochage scolaire, La Bouture se trouve aujourd’hui menacée de disparition, vingt-deux ans après sa création. En grosse difficulté financière, en raison notamment d’une baisse globale de subventions de 80 000 euros, l’association grenobloise a ainsi dû licencier ses trois salariés afin d’éviter une liquidation judiciaire. Contrainte de se réorganiser sur une base entièrement bénévole et de suspendre une partie de ses actions, elle s’est mise en veille jusqu’au 6 janvier 2019, espérant pouvoir alors rouvrir ses permanences d’accueil et reprendre ses formations.

 

 

« On ne ferme pas ! » Le cri du cœur de Marie-Cécile Bloch sonne comme une exhortation à maintenir le cap. Pour la cofondatrice de La Bouture, pas question de laisser sombrer le navire, même en pleine tempête. Il faut dire qu’en vingt-deux ans d’existence, l’association pionnière dans la lutte contre le décrochage scolaire a déjà subi bien des avaries, parvenant toujours à colmater les brèches. Mais aujourd’hui, le naufrage guette et La Bouture a dû se résoudre à lâcher du lest.

 

L'entrée des locaux de l'association La Bouture, pionnière dans la lutte contre le décrochage scolaire, au 11 cours Jean Jaurès.

L’entrée des locaux de l’association La Bouture, pionnière dans la lutte contre le décrochage scolaire, au 11 cours Jean-Jaurès. © Manuel Pavard – Place Gre’net

 

« Il y a deux ans, nous avions déjà connu une baisse de 50 000 euros de subventions de la Région », rappelle ainsi la présidente de l’association Laura Noézian. Une somme que La Bouture était quasiment parvenue à « reconquérir grâce à la mobilisation » de ses membres et partenaires. Depuis deux ans, ceux-ci ont entrepris « une stratégie de prise de contact avec la Région, la Métro, la Ville et le ministère de l’Éducation nationale ».

 

 

« Le jour de présentation du plan pauvreté, le ministère divise par trois notre subvention »

 

Pourtant, tacle la présidente, « malgré tout ce travail et malgré des institutions qui disent soutenir notre projet – dont ils ont bien besoin pour pallier leurs manquements –, nous avons de nouveau subi une perte de subventions de 80 000 euros au total ».

[…]

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