Yea !, le service d’autopartage intégral, démarre sur Grenoble et La Tronche

sep article



FOCUS – « Yea ! », c’est le nom du nouveau service de Citiz Alpes Loire, le réseau de voitures en autopartage. Muni d’un badge, l’autopartageur va pouvoir à tout moment, sans réservation, emprunter une des vingt Smart rouge en libre accès sur Grenoble et La Tronche. En prime, le stationnement des véhicules Yea est gratuit sur ces deux communes.

 

Martin Lesage, directeur de Citiz Alpes Loire, mardi 5 juin 2018, lancement du service d'autopartage Yea ! en libre accès. © Séverine Cattiaux - Place Gre'net

Martin Lesage, direc­teur de Citiz Alpes Loire, le 5 juin 2018 lors du lan­ce­ment du ser­vice d’au­to­par­tage Yea ! en libre accès. © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

Après le dis­po­si­tif inno­vant Ma chère auto, le réseau Citiz Alpes Loire lance le ser­vice Yea ! sur Grenoble et La Tronche. Si ces deux com­munes font par­tie des pion­niers du nou­veau ser­vice, elles arrivent tou­te­fois après Montpellier, Bordeaux, Lyon, Strasbourg et Toulouse, qui l’ont déjà adopté. De quoi s’a­git-il ? De vingt nou­velles voi­tures rouges quatre places de la marque Smart sta­tion­nées sur un péri­mètre de 11 km2, aussi bien à Grenoble qu’à La Tronche.

 

Muni de son smart­phone, sur lequel il a télé­chargé l’ap­pli­ca­tion idoine, l’a­bonné [lire enca­dré] au réseau Citiz repère la smart rouge Yea la plus proche de là où il se trouve. Il peut la réser­ver jus­qu’à une demi-heure à l’a­vance, ce qui lui laisse lar­ge­ment le temps de mar­cher pour rejoindre le véhi­cule en ques­tion. Au demeu­rant, il suf­fira à un abonné de Citiz de pas­ser devant une smart Yea pour déclen­cher son ouver­ture avec son badge et sau­ter dedans.

 

 

« Le risque est que tout le monde utilise à présent ces voitures »

 

« C’est du libre ser­vice inté­gral, fait pour de la spon­ta­néité, de l’im­pul­sion, du dépan­nage ! », s’en­thou­siasme Martin Lesage, direc­teur géné­ral de Citiz Alpes-Loire, très confiant en l’a­ve­nir du dis­po­si­tif. Il faut dire que le ser­vice Yea ! libère l’au­to­par­ta­geur d’un cer­tain nombre de contraintes.

 

Mardi 5 juin 2018, lancement du service d'autopartage Yea ! en libre accès. © Séverine Cattiaux - Place Gre'net

Mardi 5 juin 2018, lan­ce­ment du ser­vice d’au­to­par­tage Yea ! en libre accès. © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

Aspect par­ti­cu­liè­re­ment inté­res­sant : l’u­ti­li­sa­teur d’une voi­ture Yea peut l’u­ti­li­ser autant de temps qu’il en a envie et la redé­po­ser n’im­porte où, dès lors qu’il la rapa­trie sur son péri­mètre d’o­ri­gine. Une appli­ca­tion ins­tal­lée sur le tableau de bord le guide pour y par­ve­nir. Cerise sur le gâteau, les uti­li­sa­teurs de la Yea béné­fi­cient d’une gra­tuité de sta­tion­ne­ment com­plète, où qu’ils se garent, à Grenoble et à la Tronche.

 

« Le risque est que tout le monde uti­lise à pré­sent ces voi­tures », plai­sante Bertrand Spindler, maire de La Tronche, qui rap­pelle au pas­sage que sa com­mune vient d’é­tendre sa zone de sta­tion­ne­ment payant aux abords du CHU. Par suite, « la com­mune ne per­ce­vrait plus de recettes issues du sta­tion­ne­ment », pour­suit-il sur un ton amusé, exa­gé­rant un tant soit peu les effets du ser­vice.

 

 

« Un mode de mobilité adapté aux enjeux environnementaux »

 

À terme, Citiz Alpes Loire entend consti­tuer une flotte de cent voi­tures Yea sur le péri­mètre de toute la métro­pole gre­no­bloise. Les pre­mières Smart mises à dis­po­si­tion dans le cadre de l’o­pé­ra­tion sont certes à essence, mais « extrê­me­ment per­for­mantes en terme de qua­lité de l’air », tient à sou­ligne Christophe Ferrari, pré­sident de Grenoble-Alpes Métropole.

 

Eric Piolle, maire de Greoble, mardi 5 juin 2018, lancement du service d'autopartage Yea ! en libre accès. © Séverine Cattiaux - Place Gre'net

Eric Piolle, maire de Greoble, mardi 5 juin 2018, lan­ce­ment du ser­vice d’au­to­par­tage Yea ! en libre accès. © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

Les pro­chaines voi­tures pour­raient rou­ler au GNV ou à l’élec­tri­cité, annonce-t-il.

 

Avec ce type de ser­vice, Martin Lesage estime tou­cher de nou­veaux uti­li­sa­teurs : les 35 – 45 ans, soit un public plus jeune que celui qui uti­lise le ser­vice d’au­to­par­tage Citiz sur réser­va­tion.

 

« C’est un mode de mobi­lité adapté aux enjeux envi­ron­ne­men­taux », se féli­cite de son côté le maire de Grenoble Eric Piolle. « Il démontre aussi que la voi­ture n’est pas une solu­tion à ban­nir et qu’elle peut se réin­ven­ter. » Le maire dit pour sa part avoir « lâché la sienne depuis trois ans ».

 

Séverine Cattiaux

 

 

 

YEA ! : COMMENT ÇA MARCHE ET COMBIEN ÇA COÛTE ? 

 

Intéressé(e) par le ser­vice Yea ? Avant toute chose, il faut s’ins­crire à Citiz. Ensuite, trois for­mules tari­faires au mois sont pro­po­sées selon les besoins (mini, fré­quence, clas­sique).

 

Une Smart "Yea !" customisée par un artiste du Grenoble street art fest, mardi 5 juin 2018, lancement du service d'autopartage Yea ! en libre accès. © Séverine Cattiaux - Place Gre'net

Une Smart Yea cus­to­mi­sée par un artiste du Grenoble street art fest le 5 juin 2018 pour le lan­ce­ment du ser­vice d’au­to­par­tage Yea ! en libre accès. © Séverine Cattiaux – Place Gre’net

Ces abon­ne­ments sont valables pour l’en­semble des voi­tures Citiz, Ma chère auto et Yea ! à Grenoble, La Tronche et par­tout en France où le réseau Citiz est implanté.

 

Pour plus de dix heures d’u­ti­li­sa­tion, l’a­bon­ne­ment « fré­quence » sera la plus éco­no­mique. Ce der­nier revient à 16 euros ou à 8 euros par mois pour les uti­li­sa­teurs d’une carte de trans­port en com­mun.

 

Bien entendu, en sup­plé­ment de son abon­ne­ment, l’u­ti­li­sa­teur d’une voi­ture Yea paye chaque fois son prêt de voi­ture en pro­por­tion du temps de la loca­tion et des kilo­mètres par­cou­rus. Pratique, le simu­la­teur de tarifs auto­ma­tiques de Citiz Alpes Loire per­met d’y voir plus clair…

 

 

CITIZ ALPES LOIRE, UN BUSINESS QUI TIENT LA ROUTE

 

Les affaires roulent plu­tôt bien pour le réseau d’au­to­par­tage Citiz Alpes Loire. Il s’a­git aujourd’­hui d’un des deux seuls pres­ta­taires d’au­to­par­tage à avoir trouvé son équi­libre éco­no­mique, selon Yann Mongaburu, pré­sident du Syndicat mixte des trans­ports en com­mun (SMTC) de la Métropole gre­no­bloise et membre du Groupement des auto­ri­tés res­pon­sables de trans­port (Gart).

 

Le dispositif "Ma chère auto" propose à l'automobiliste de partager sa voiture avec les abonnés du réseau d'autopartage Citélib, contre une rente mensuelle.

DR

Pour la pre­mière fois, le réseau a été béné­fi­ciaire en 2017, indique en effet Martin Lesage, direc­teur de Citiz Alpes Loire.

 

Le SMTC vient par ailleurs d’en­trer dans le capi­tal de la Société coopé­ra­tive d’in­té­rêt col­lec­tif (Scic), ce qui a per­mis au réseau d’ac­qué­rir vingt nou­velles voi­tures pour un total de 240 000 euros.

 

Citiz Alpes Loire compte aujourd’­hui 8 000 uti­li­sa­teurs pour 250 voi­tures en auto­par­tage. L’objectif du Plan de dépla­ce­ment urbain (PDU) voté en avril der­nier par le SMTC est de dou­bler l’u­ti­li­sa­tion de l’au­to­par­tage d’ici 2023 sur le ter­ri­toire métro­po­li­tain.

 

 

Pays Voironnais, un jour, une activité
commentez lire les commentaires
3128 visites | 0 réaction
logos commentaires logos commentaires

Commentez ou réagissez

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Votre commentaire sera publié dans les plus brefs délais, après modération.