Près de 5 000 manifestants à Grenoble pour un défilé du 1er mai sous haute protection

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EN BREF – Près de 5 000 personnes ont participé au traditionnel défilé dans les rues de Grenoble, ce mardi 1er mai, à l’occasion de la Fête internationale du travail. Une manifestation – encadrée par d’importantes forces de police – marquée par la désunion syndicale, Force ouvrière et la CFDT n’étant pas officiellement représentés. En cause, la fameuse « convergence des luttes » sur laquelle les différentes centrales ne sont pas parvenues à s’accorder. 

 

 

Près de 5 000 manifestants ont participé, ce mardi 1er mai à Grenoble, au traditionnel défilé de la Fête du travail sur fond de désunion syndicale.© Joël Kermabon - Place Gre'net

© Joël Kermabon – Place Gre’net

Le traditionnel défilé du 1er mai, la Fête internationale du travail, est généralement l’occasion d’une manifestation plutôt débonnaire à Grenoble, dans la tradition syndicale.

 

Il était donc très étonnant, pour cette édition 2018, de constater le déploiement d’un important dispositif policier qui encadrait la manifestation jusqu’à son point d’arrivée au Jardin de ville. Était-ce le contexte social tendu et agité de ces derniers mois ou la crainte d’une forte contestation étudiante qui justifiait une telle mobilisation des forces de l’ordre ? Toujours est-il qu’aucun incident notable n’a troublé le défilé qui s’est déroulé dans un calme relatif et une ambiance somme toute bon enfant.

 

 

FO et CFDT, les deux grands absents du défilé grenoblois

 

Côté syndicats, deux grands absents, Force ouvrière (FO) et la CFDT, pour cause de divergences stratégiques avec notamment la CGT. La fameuse « convergences des luttes » sur toutes les lèvres a donc passé son tour. En tête de cortège, la CGT, la FSU et Solidaires appelaient toutefois sur leur banderole commune à « lutter contre l’austérité, pour l’emploi et le progrès social ».

 

Près de 5 000 manifestants ont participé, ce mardi 1er mai à Grenoble, au traditionnel défilé de la Fête du travail sur fond de désunion syndicale.© Joël Kermabon - Place Gre'net

© Joël Kermabon – Place Gre’net

Derrière eux, une cohorte de salariés, de retraités mais aussi de cheminots, en grève depuis le début du mois d’avril, rejoints par des étudiants en lutte contre la loi Vidal.

 

Dans une ambiance de pétards et de feux de Bengale, les slogans et les chants fusaient. Avec, bien sûr, Emmanuel Macron et son gouvernement dans tous les collimateurs.

 

Hausse de la CSG pour les retraités, ordonnances travail et « nouveau pacte ferroviaire », sélection à l’université, plafonnement des indemnités, « maltraitance institutionnelle » dans les Ehpad, loi asile immigration, Zad de Notre-Dame-des-Landes… Les manifestants ont fait feu de tout bois.

 

Retour sur le déroulement de ce défilé du 1er mai sur fond de désunion syndicale et de mécontentement généralisé.

 

 

 

Joël Kermabon

 

 

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Commentaires 1
  1. oui, c’est bien ça. A Grenoble, la manif était tellement pacifique que je ne sais pas si on peut parler de « haute protection » … J’aurais plutôt dit « sous haute surveillance » d’ailleurs complètement inutile 😉

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