Criminalité : le procureur de Grenoble annonce des chiffres en forte hausse

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À l’occasion de sa participation à l’émission politique dominicale de France 3 Alpes, le procureur de la République Jean-Yves Coquillat dresse un bilan alarmant concernant l’évolution de la délinquance à Grenoble.

 

 

Les chiffres de la délin­quance à Grenoble sont mau­vais, selon le pro­cu­reur de la République de Grenoble. À l’oc­ca­sion de sa par­ti­ci­pa­tion à l’é­mis­sion “Dimanche en poli­tique” qui sera dif­fu­sée le 15 octobre, Jean-Yves Coquillat a livré des indi­ca­tions sta­tis­tiques que révèlent par avance nos confrères de France 3.

 

Si ces chiffres ne sont pas encore défi­ni­tifs, ils paraissent d’ores et déjà spec­ta­cu­laires. Jean-Yves Coquillat men­tionne ainsi une aug­men­ta­tion de 10 % des cam­brio­lages sur Grenoble en un an, soit en moyenne 15 cam­brio­lages par jour. Le pro­cu­reur annonce éga­le­ment + 8 % de véhi­cules incen­diés, + 26 % de vols vio­lents sans arme… et + 42 % de vols vio­lents avec arme, après une baisse sur trois années consé­cu­tives.

 

 

« Un niveau de violence très élevé pour une ville de cette taille »

 

 

Cité par France 3, Jean-Yves Coquillat explique ces hausses par le tra­fic de stu­pé­fiants. Un tra­fic qui « gan­grène l’en­semble de la ville et qui entre­tient une éco­no­mie sou­ter­raine impor­tante » déclare-t-il, res­tant fidèle à ses pro­pos tenus dans Le Dauphiné Libéré au mois de juillet. Le pro­cu­reur évoque encore un « niveau de vio­lence très élevé pour une ville de cette taille ».

 

Jean-Yves Coquillat, procureur de Grenoble. © Joël Kermabon - Place Gre'net

Jean-Yves Coquillat, pro­cu­reur de Grenoble. © Joël Kermabon – Place Gre’net

 

Très visible média­ti­que­ment ces der­nières semaines dans le sillage de l’af­faire Maëlys*, le pro­cu­reur Jean-Yves Coquillat reprend donc une parole cri­tique, et cri­ti­quée, sur la situa­tion de Grenoble en matière de sécu­rité et de cri­mi­na­lité. L’émission sera dif­fu­sée sur France 3 Alpes le dimanche 15 octobre 2017 à 11 heures 30.

 

FM

 

 

  • * Du pré­nom de la petite fille dis­pa­rue lors d’une céré­mo­nie de mariage le 27 août 2017 à Pont-de-Beauvoisin, et tou­jours introu­vable alors que le prin­ci­pal sus­pect est sous les ver­rous.
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Commentaires 6
  1. A

    15/10/2017
    8:07

    Bonjour Glice,

    Je vous remer­cie pour votre com­men­taire Monsieur.
    BENYOUB.A

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  2. Bonjour
    Très belle argu­men­taire si ce n’est qu’il se cache der­rière un pseudo.…
    Ce n’est pas à la hau­teur du débat…et encore moins pour les popu­la­tions concer­nées.
    Je vous laisse donc entre pseudo.….
    BENYOUB.A

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  3. A

    11/10/2017
    11:02

    Bonjour
    Alors quand j’en­tends Mr Queiros Mr SULLY Mr Piolle et sa secré­taire qui est élue à Saint Martin d’heres cela me fait de la peine pour les Grenoblois.
    [modéré : pro­pos dif­fa­ma­toires]
    BENYOUB.A
    « ALLONS-QUARTIERS »

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  4. A

    11/10/2017
    10:49

    Bonjour
    Voilà ce que nous disions a l’é­poque :

    Chômage, pau­vreté, dis­cri­mi­na­tion, tra­fics, vio­lence… Inutile de déve­lop­per ces points, ils sont connus et ne datent pas d’hier. Je pré­fère poser la loupe sur la nou­velle couche. La rési­gna­tion est pro­ba­ble­ment le pire des fléaux qui frappent aujourd’hui les jeunes du quar­tier. Ceux qui en réchappent le font sou­vent soit avec un indi­vi­dua­lisme et un rela­ti­visme moral alar­mants, soit dans un repli com­mu­nau­taire refuge. D’ailleurs, on peut par­ler des replis com­mu­nau­taires au plu­riel, le com­mu­nau­ta­risme “gau­lois retraité” n’étant pas le moins orga­nisé sur le quar­tier. Il y a encore 20 ans, les jeunes cher­chaient à s’organiser en asso­cia­tions spor­tives ou cultu­relles. Certaines sont encore là, mais il n’y a pas de relève.   La muni­ci­pa­lité pré­fère aujourd’hui jouer la carte des moyens muni­ci­paux et fait venir des pres­ta­taires pour ani­mer les fêtes de quar­tier et palier, en appa­rence, au déli­te­ment de la vie asso­cia­tive. Mais c’est un cercle vicieux qui n’a d’intérêt que dans un cal­cul élec­to­ral. Car face à des feux d’artifices et des comé­diens pro­fes­sion­nels, quelle recon­nais­sance peuvent espé­rer des jeunes sans moyens ? Les seuls à tenir encore face à la muni­ci­pa­lité sont les fameux “Gaulois”, comme  ils s’appellent eux-mêmes, mais ils sont iso­lés du reste de la popu­la­tion pour des rai­sons géné­ra­tion­nelles et idéo­lo­giques.     Comment voyez-vous la Villeneuve dans 40 ans ?     Il fau­drait une boule de cris­tal ! Plus sérieu­se­ment, on ne peut pas sépa­rer l’évolution d’un quar­tier popu­laire comme la Villeneuve de celle de la société fran­çaise dans son ensemble. Les quar­tiers popu­laires sont un amor­tis­seur social. Les pro­blèmes qu’on y ren­contre sont ceux de toute la société, mais en plus concen­trés. Alors dans 40 ans ? Du pire au meilleur, on peut ima­gi­ner :     Scénario 1 : ban­lieue 38… Si les racismes et les popu­lismes conti­nuent de grim­per et que la poli­tique éco­no­mique conti­nue de pro­duire de l’exclusion, on peut mal­heu­reu­se­ment craindre le pire. L’achat de la paix sociale – qu’une ville riche et ouverte cultu­rel­le­ment comme Grenoble peut se per­mettre – pour­rait alors évo­luer vers une ges­tion sécu­ri­taire autour des quar­tiers sud et un aban­don des popu­la­tions à l’intérieur.   Scénario 2 : la gen­tri­fi­ca­tion. La Villeneuve a 40 ans. Et dans 40 ans ? Le fon­cier étant rare et cher sur Grenoble, on peut ima­gi­ner que les popu­la­tions les plus pauvres seront repous­sées plus loin pour loger les sala­riés de l’économie à forte valeur ajou­tée. Une touche d’optimisme dans ce scé­na­rio ver­rait au moins une par­tie des habi­tants actuels accé­der à ce nou­veau sta­tut social.   Scénario 3 : un quar­tier comme les autres dans une France qui aura changé. On peut ima­gi­ner que si le pays s’accepte pour ce qu’il est – le pro­duit de migra­tions suc­ces­sives unies par une com­mu­nauté de des­tin, sans que qui­conque ait à renon­cer à son passé pour écrire ensemble l’avenir – s’il relève les défis de ce début de mil­lé­naire et retrouve une pros­pé­rité par­ta­gée, il fera bon vivre à la Villeneuve. Cela pren­dra bien 40 ans…     Comment y arri­ver ?     Vous com­pren­drez qu’on pré­fère se concen­trer sur le troi­sième scé­na­rio. Les solu­tions sont de deux ordres de gran­deur : une de poli­tique natio­nale, l’autre de poli­tique locale. Sur le plan natio­nal, il fau­drait que les poli­tiques cessent d’ethniciser, de cultu­ra­li­ser et même de cultua­li­ser des pro­blèmes sociaux pour mas­quer leur échec en la matière. Les pro­blèmes d’intégration n’ont rien à voir avec l’Islam et tout à voir avec les ori­gines sociales des migrants. Le patro­nat fran­çais vou­lait une main d’œuvre docile pour ses usines. Il a fait venir des pay­sans des douars (ndlr : petits vil­lages du Maghreb). L’accueil de ces popu­la­tions aurait dû coû­ter cher en matière d’éducation, de loge­ment, de santé. Mais comme tou­jours, on a pri­va­tisé les béné­fices et laissé à l’Etat le soin de payer la note, ce qu’il n’a fait qu’au rabais.    Il n’est jamais trop tard pour bien faire, mais encore fau­drait-il en avoir la volonté poli­tique. Cette volonté devra être forte car elle devra sor­tir les Français de leur dérive iden­ti­taire qui les enferme dans des pos­tures dog­ma­tiques de fuite de la réa­lité et de recherche de boucs émis­saires.    Elle devra être enga­gée dans un véri­table inves­tis­se­ment en matière d’éducation et de réta­blis­se­ment de la pré­sence publique, avec une obli­ga­tion de résul­tats, pas de moyens. Elle devra être géné­reuse car la note sera salée, mais quel est le prix de l’avenir ? Les jeunes, nom­breux dans les quar­tiers popu­laires, sont la clé du sur­saut du pays, à condi­tion que ce der­nier leur tende les mains dif­fé­rem­ment. Au lieu d’un Flash-Ball dans la main droite, la valo­ri­sa­tion et la recon­nais­sance de l’effort. Au lieu de l’assistanat dans la main gauche, des contrats de tra­vail. Mais pour aller dans ce sens, les habi­tants des quar­tiers popu­laires doivent sor­tir de leur léthar­gie et reprendre leur place dans le débat citoyen.  

    Besoin D’aide,nous sommes là.….
    Au lieu de ça la muni­ci­pa­lité actuelle a pré­féré tra­vailler avec des beniouiouis qui ne connaissent rien aux pro­blèmes.
    A lire pour info :
    http://www.communique-de-presse-gratuit.com/allonsquartiers/147139-grenoble-allons-quartiers-grenoble-villeneuv.html

    BENYOUB.A
    « ALLONS-QUARTIERS »

    :

    sep article
    • Sempiternel bla­bla impro­duc­tif avec focale mono direc­tion­nelle, sous maquillage de bonne volonté, concer­nant l’a­val de la pro­blé­ma­tique, et le vide (ou silence) volon­taire sur les causes réelles en amont, dont édu­ca­tion, reli­gion et culture, mais pas QUE, et très loin s’en faut.
      Si les « béniouiouis » ne connaissent assu­ré­ment rien aux pro­blèmes, en face c’est kif­kif!!! quant à l’in­ca­pa­cité à savoir poser objec­ti­ve­ment les­dits pro­blèmes (sans tabous ni dog­ma­tismes), et leur excel­lence à pro­duire leurs « solu­tions »… en mode « à priori » !
      Les uns et les autres fonc­tion­ne­ment sur le prin­cipe ridi­cule de créer les condi­tions des pro­blèmes, pour mal les poser quand ils pro­duisent leurs nui­sances, et par consé­quent, éla­bo­rer de mau­vaises solu­tions !

      sep article
    • OUI, il y a un repli com­mu­nau­ta­riste et je suis d’ac­cord avec vous sur un cer­tain nombre de remarques, mais NON, ce repli n’est pas causé QUE par des pro­blèmes sociaux : il est en par­tie lié au fait reli­gieux. Ce sont des pen­seurs arabes, concer­nés au pre­mier chef (et dont cer­tains sont mena­cés de mort pour oser affir­mer), qui le disent : Boualem Sansal (Grand prix de l’Académie Française!), Lydia Guirous, Hamid Zanaz, Zineb El Rhazoui, et d’autres encore.

      Ces pen­seurs font notam­ment remar­quer que bon nombre d’ex­tré­mistes reli­gieux et/ou de ter­ro­ristes, en France et ailleurs, y‑compris dans des pays en bonne santé éco­no­mi­que­ment, sont inté­grés, ont un tra­vail, sont diplô­més, etc.

      Ainsi, dire que « Les pro­blèmes d’intégration n’ont rien à voir avec l’Islam et tout à voir avec les ori­gines sociales des migrants. » est à la fois un début d’a­veu, car vous faites spon­ta­né­ment le lien avec une reli­gion sans que per­sonne ne vous l’ait demandé, mais aussi une forme de déni de la réa­lité sur le thème « ça n’a rien à voir avec… » ou encore « pas d’a­mal­game » brandi dès les pre­miers jours des atten­tats de 2015 par cer­tains pour mieux s’a­veu­gler sur cer­taines causes du repli com­mu­nau­ta­riste. A ce sujet, je vous invite à lire l’a­vant-der­nier numéro de Marianne, très ins­truc­tif.

      Ne pas voir toutes les causes de ce repli est le meilleur moyen d’ins­til­ler la haine de la République, contrai­re­ment à ce que vous sem­blez sou­hai­ter.

      sep article