Coach voilée de l’AS Surieux : l’opposition interpelle le maire d’Échirolles, le club réplique

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FOCUS – Suite au forfait déposé par l’association sportive Surieux Échirolles, qualifiée pour une finale, pour cause d’interdiction de stade de sa coach voilée, la conseillère municipale d’opposition échirolloise Magalie Vicente a adressé une lettre au maire d’Échirolles. Elle y demande en substance le renvoi de l’entraîneuse de l’équipe, ainsi que la démission du président du club.

 

 

 

« Le communautarisme n’a pas sa place dans le sport ». Magalie Vicente, présidente du groupe d’opposition municipal Échirolles pour la vie, interpelle dans un courrier daté du 6 mai le maire d’Échirolles Renzo Sulli. Motif de sa colère ? Le forfait déclaré par l’équipe féminine de l’AS Surieux, qualifiée pour la finale du Festival foot U13 Pitch.

 

La Ligue Auvergne-Rhône-Alpes de football a en effet privé la coach de l’équipe de finale. La cause ? Essia Aouini, jeune femme de 19 ans en service civique, porte le voile. Le président de la Ligue Bernard Barbet estime que cela contrevient au règlement interdisant le port de tout signe religieux ostentatoire. Refusant de jouer sans sa coach, le club a préféré jeter l’éponge le samedi 6 mai.

 

L'équipe féminine de l'AS Surieux et sa coach. Photo extraite du compte Facebook de Magalie Vicente

L’équipe féminine de l’AS Surieux et sa coach. Photo extraite du compte Facebook de Magalie Vicente

 

 

Dans son courrier, Magalie Vicente, également candidate Les Républicains aux législatives dans la deuxième circonscription de l’Isère, rend le président du club Amar Benguedouar personnellement responsable de la situation. Pour la conseillère d’opposition, le forfait a été « décrété par le président du club AS Surieux, conseiller municipal de votre majorité ». Amar Benguedouar est en effet conseiller municipal d’Échirolles, délégué au Développement des pratiques sportives.

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Commentaires 2
  1. Dire que les femmes et les filles des ouvriers qui venaient travailler en France dans les années 60/70 se battaient contre leur famille pour ne pas porter de voile ! Les filles d’aujourd’hui, enfin certaines se croyant plus musulmanes que les autres, se battent pour le porter ! aucun respect des batailles passées, aucun respect des règles. C’est fort dommage pour toutes ces jeunes qui avaient certainement tout donné pour être en finale et qui s’en trouvent privées parce que certains font passer la religion avant le sport. L’AS Surieux est donc un club religieux ? reçoit-il des subventions municipales ? Comment se fait-il qu’il ait embauché une jeune service civique voilée ? l’association où je suis bénévole en a refusé une, parce que le voile est incompatible avec les personnes de toutes les religions que nous recevons.
    Je n’apprécie pas le ton de l’opposition : il ne s’agit pas de « communautarisme » mais du respect de la laïcité dans les organisations qui le demandent dans leur règlement.

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  2. Voilà une fois de plus une histoire de pur clientélisme religieux.

    Cette jeune porte le voile au quotidien, c’est son droit le plus absolu.
    Le règlement de la ligue interdit qu’elle coache avec son voile.
    Elle est donc confrontée à un choix personnel -(la France est laïque et la religion est un fait personnel et privé): soit privilégier son sport et retirer son voile pendant 9 minutes, soit privilégier sa croyance et ne pas coacher.

    Ce n’est pas en demandant une exception qu’on peut faire changer une règle mais en demandant à ce que la règle soit débattue. Mais tant que la règles est en vigueur, on la respecte.

    Cette affaire en pleine campagne présidentielle et maintenant législative sent mauvais. De tous les côtés.

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