REPORTAGE VIDÉO – Le grand jour approche pour les quelque 40 musiciens, amateurs pour la plupart, délégués par les villes jumelles de Grenoble dans le cadre de Divercities. En résidence à La Bobine depuis le 17 juin, ils préparent fébrilement le grand concert gratuit de ces cinquièmes rencontres internationales. Celui-ci se déroulera ce vendredi 27 juin, place Saint André, à 21 h 30.

© Joël Kermabon – Place Gre’net
Différents univers musicaux
Âgés de 18 à 25 ans, ils sont une quarantaine, tous issus des villes jumelées à Grenoble : Chisinau (Moldavie), Constantine (Algérie), Corato (Italie), Innsbruck (Autriche), Kaunas (Lituanie), Oxford (Angleterre), Ouagadougou (Burkina Faso), Oujda (Maroc), Rehovot (Israël) et Sevan (Arménie). Dès leur arrivée en résidence, les musiciens ont été mélangés afin de former des groupes cosmopolites. Ils vont composer des morceaux originaux en y intégrant leurs univers musicaux respectifs. Le tout sous la conduite de Pierre Feugier, directeur artistique de Divercities. Réalisation JK Production
Six jours pour composer des morceaux
« La nouvelle municipalité s’est engagée dans la continuité pour cette biennale », précise Bernard Macret, adjoint aux solidarités internationale à la ville de Grenoble. « Il nous paraissait important d’amplifier ces rencontres pour affirmer l’ouverture de Grenoble sur le monde ». Pour autant, tout n’est pas simple dans l’organisation d’un tel événement. Imaginez ! Faire travailler ensemble quarante musiciens ne parlant pas la même langue et de niveaux musicaux inégaux. Ajoutez à cela un temps de création très court, six jours exactement pour la composition des morceaux. Sans compter de gros problèmes de régie pour le concert final. « Je ne dispose pas de 60 micros. Il va falloir jongler. Il y a des changements de plateaux et nous devons nous attacher à ce qu’ils ne soient presque pas perceptibles par le public » confie Pierre Feugier, qui évoque « un cauchemar logistique et technique ». Principale difficulté ? Toute répétition intégrale est impossible. « C’est du “one shot” et, de plus, la plupart des musiciens sont des amateurs qui ne se sont jamais produits sur scène ! ».
Un coût réparti
Quid du montage financier de l’événement ? « La ville de Grenoble invite mais les billets d’avion sont pris en charge par les villes partenaires » précise Éric Recora, directeur des relations internationales de la ville de Grenoble. « Tout ce qui est hébergement et restauration est couvert par des programmes européens et quelques partenaires privés ». La ville de Grenoble prend en charge le reste mais les coûts restent modestes. « C’est surtout la participation et le dynamisme des agents de l’équipe des relations internationales, de la Direction de la culture qui nous permettent d’assurer un événement de cette qualité, très populaire et surtout très festif ». Joël Kermabon












