L’ingénieur-chercheur Rachid Yazami de l’Institut polytechnique de Grenoble a reçu le prix Draper, plus haute distinction remise aux ingénieurs, conjointement à trois autres scientifiques. C’est le développement d’une batterie rechargeable de nouvelle génération qui leur a valu cette distinction.

Rachid Yazami Prix Draper NAE 2014.
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Parmi les points forts de la batterie lithium-ion, on note d’abord une forte densité d’énergie pour un poids très faible, ce qui lui permet d’être intégrée à l’électronique portable. De même, l’absence d’effet de recharge (la baisse des performances d’une batterie que l’on recharge non totalement déchargée) et le faible niveau auto-décharge (la baisse du niveau de charge d’un appareil non sollicité) constituent des atouts importants de l’accumulateur électrique.
Un marché de 11,7 milliards de dollars
Des laboratoires grenoblois où Rachid Yazami a effectué sa thèse en 1980 jusqu’aux baladeurs dans la poche des habitants des quatre coins du globe, l’invention des quatre scientifiques a parcouru énormément de chemin. Au point de constituer aujourd’hui un marché économique immense.
En effet, selon une étude publiée en février 2013 par le cabinet Frost et & Sullivan, ces batteries représentaient en 2012 un marché de 11,7 milliards de dollars. Et ça ne s’arrêtera pas là. Sous l’effet de la demande croissante du marché automobile et du stockage industriel, ces batteries sont encore promises à un bel avenir. L’étude prédit que ce chiffre doublera d’ici 2016.
Rachid Yazami, quant à lui, poursuit son travail d’ingénieur-chercheur. En France, comme à l’international. Outre son poste à la Nanyang Technological University (NTU) de Singapour, il s’est aussi installé depuis 2007 dans le berceau des nouvelles technologies : la Californie. C’est à partir de là que Rachid Yazami a fondé une start-up pour développer et commercialiser les plus de 50 brevets obtenus au fil de sa carrière.
Guillaume Rantet


