DÉCRYPTAGE – Alors que les nanomatériaux continuent d’inonder le marché, on ne sait pas grand-chose quant à leur impact sur la santé et l’environnement. Pas plus contrôlés que les produits conventionnels, les nanos jouent les électrons libres. Faute de cadre législatif, la recherche avance à tâtons. Pour tenter d’y voir plus clair et accompagner le développement des nanotechnologies, Grenoble s’est dotée d’une plate-forme dédiée à la nanosécurité.

Inauguration de la plate-forme nanosécurité du CEA à Grenoble © Patricia Cerinsek / placegrenet.fr
« Cela fait dix ans que le CEA travaille sur les questions de nanosécurité. Comme on ne sait pas si c’est dangereux ni si c’est toxique, on applique le principe de précaution », affirme Philippe Bourguignon, directeur de la plate-forme nanosécurité (PNS). Une structure qui, depuis l’été dernier, regroupe 150 personnes au cœur du Polygone scientifique de Grenoble. Fruit de la collaboration entre le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) et l’Institut national des sciences et techniques nucléaires (INSTN), la PNS a été inaugurée le vendredi 22 novembre par la ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche Geneviève Fioraso et le président du conseil régional Jean-Jack Queyranne. Objectif : suivre et encadrer le développement des nanotechnologies en travaillant sur les questions de protection et de sécurité liées à la mise en œuvre des nanomatériaux.

Recherche, expertise, mesure, formation mais aussi intervention en cas d’accident font partie des missions de la plate-forme nanosécurité grenobloise, inaugurée par la ministre Geneviève Fioraso. © Patricia Cerinsek / Place Gre’net

La sécurité et la protection des salariés sont au cœur des préoccupations. Mais quid des consommateurs derrière ? © Patricia Cerinsek / Place Gre’net

Inauguration de la plateforme nanosécurité du CEA à Grenoble.

La PNS, ce sont aussi des équipements spécialisés. Ainsi, Equipex NanoID est capable de détecter et d’identifier les nanoparticules. © Patricia Cerinsek / Place Gre’net
* 14,3 millions d’euros de la Région et trois millions d’euros de l’État dans le cadre du plan Campus “Grenoble université de l’innovation”. A quoi il faut ajouter 15,2 millions d’euros d’équipements et de matériels spécialisés, dont l’équipement d’excellence NanoID (10,2 millions d’euros), capable de détecter et d’identifier les nanoparticules.










