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Jeu de go : des joueurs du monde entier à Grenoble pour s’affronter

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REPORTAGE – Près de 400 joueurs se sont réunis pour la première édition du tournoi international du jeu de Go et pour le 22e championnat d’Europe des Jeunes de go, qui se jouaient à Grenoble du 18 au 20 février. Un jeu vieux comme le monde, venu de la Chine ancestrale il y a quelques milliers d’années, qui continue de réunir amateurs et professionnels à travers le monde. 

 

 

 

« Le jeu de go développe la concentration, la réflexion et inculque le respect de l’adversaire. On construit quelque chose avec lui », explique Thomas Quaglio, trentenaire passionné par ce jeu depuis dix ans et membre du Club de go de Grenoble.

 

Semaine du jeu de Go, du 18 au 25 février, à la Caserne de Bonne.

Semaine du jeu de Go, du 18 au 25 février, à la Caserne de Bonne. © Anaïs Mariotti

 

La semaine du jeu de go se tient du 18 au 25 février à la Caserne de Bonne. L’occasion pour enfants et adultes, débutants et professionnels, de venir participer à des parties de jeu de go dans un esprit de convivialité. Sur les tables, des plateaux avec des pions noirs et blancs.

 

Yumi Hotta, scénariste du manga "Hikaru No Go", en conférence à la bibliothèque de Grenoble le 18 février. Photo © Clément Beni

Yumi Hotta, scénariste du manga “Hikaru No Go”, en conférence à la bibliothèque de Grenoble le 18 février. © Clément Beni

Le but ? « Emprisonner » puis « manger » les pions de l’adversaire afin d’élargir son « territoire » sur le plateau. Un jeu accessible dès le plus jeune âge : « Des versions simples permettent de commencer le go dès quatre ans », assure ainsi Thomas Quaglio.

Les fans de go ont aussi pu rencontrer la scénariste japonaise Yumi Hotta, dont le célèbre manga Hikaru No Go, consacré au jeu de Go, connaît un large succès auprès du public français.

 

Au-delà de sa dimension ludique, le go suscite un réel engouement international. Les joueurs en club sont classés par “kyu” puis par “dan” (système de grades japonais), qui leur permettent d’évoluer au fil des parties officielles. Mais avant d’être une compétition, le go est avant tout une source de plaisir et de partage : « En jouant au go, j’ai rencontré plein de personnes. Au club, l’ambiance est géniale ! », témoigne Thomas Quaglio.

 

 

 

Des championnats d’envergure internationale

 

 

Le championnat de go s’est joué en deux temps dans la capitale des Alpes : le 22e championnat d’Europe Jeunes de go (EYGC) et le premier Tournoi international de go de Grenoble (Ellie-Cup), du 18 au 20 février.

 

Organisé par la Fédération européenne de go, le premier événement, organisé annuellement dans une ville européenne, récompense les jeunes selon trois catégories : moins de 12 ans, moins de 16 ans et moins de 20 ans. À la clé, un ticket d’entrée, voyage compris, pour le championnat mondial des Jeunes de go, qui aura lieu en Thaïlande. En tout, plus de 20 nationalités sont représentées lors de ce championnat. Isabel, une joueuse allemande de 14 ans, a fait le déplacement avec ses parents : « C’était important pour moi de participer à ce tournoi à Grenoble. Et la semaine prochaine, nous allons au ski », raconte-t-elle.

 

Championnat européen des "jeunes de Go", du 18 au 20 février. Photo © Olivier Dulac

Championnat européen des “jeunes de Go”, du 18 au 20 février. © Olivier Dulac

 

Quant au premier tournoi international de go (TIGGRE-Ellie Cup), il s’est tenu à l’initiative du Club de go Grenoble, en coopération avec la fédération européenne de Go (EGF). Les meilleurs joueurs adultes venus du monde entier se sont ainsi disputé le titre du tournoi international de Grenoble, les 19 et 20 février : « un tournoi de prestige », assure le président du club de go de Grenoble. Après le succès de cette édition, celui-ci espère renouveler l’expérience en 2018. Et faire de Grenoble « une plateforme incontournable du go » (cf. encadré), affirme l’un des organisateurs de l’événement.

 

Tournoi international du jeu de GO ( TIGGRE- Ellie Cup) à Grenoble. Photo © Olivier Thizy

Tournoi international du jeu de go ( TIGGRE- Ellie Cup) à Grenoble. © Olivier Thizy

 

« Les pierres, que vous manipulez ici, sont un langage universel. Que l’on soit une fille ou un garçon, quel que soit son âge ou le pays d’où l’on vient, on peut se retrouver autour d’un go ban et se comprendre », a déclaré Fabien Malbet, l’adjoint au maire école et patrimoine scolaire, lors de la cérémonie de remise des prix du 20 février, à l’Hôtel de Ville.

 

Remise des prix du championnat d'Europe des jeunes de Go. Hôtel de Ville, le 20 février © Anaïs Mariotti

Remise des prix du championnat d’Europe des jeunes de Go. Hôtel de Ville, le 20 février © Anaïs Mariotti

Dans la salle pleine à craquer, l’excitation était à son comble. Plus de 200 jeunes venus du monde entier attendaient impatiemment l’annonce des résultats.

 

Finalement ce sont les joueurs russes et ukrainiens qui ont remporté le plus de victoires. La remise des prix s’est terminée par un apéritif dînatoire à l’Hôtel de Ville.

 

 

Anaïs Mariotti

 

 

GRENOBLE : VILLE INTERNATIONALE DU GO

 

Vainqueurs des championnat d'Europe des jeunes de Go. Hôtel de Ville, le 20 février © Anaïs Mariotti

Vainqueurs des championnat d’Europe des jeunes de Go. Hôtel de Ville, le 20 février © Anaïs Mariotti

« C’est un jeu qui a traversé les âges et qui continue de porter de belles valeurs éducatives. C’est pour ça que nous soutenons le développement du jeu de Go à Grenoble, en particulier dans les écoles et dans les temps périscolaires » déclarait Fabien Malbet, le 20 février, à l’Hôtel de Ville.

 

Pour développer sa pratique, la mairie subventionne le Club de go de Grenoble. Et des animateurs, formés par le club, interviennent dans les écoles : « Le Go est désormais présent dans deux tiers des écoles grenobloises, des initiations sont faites dès la maternelle. On voit que ça fonctionne : les enfants choisissent de venir jouer au go, ils aiment réfléchir, se retrouver, avancer et progresser », poursuit Fabien Malbet. Des enfants en provenance de 10 écoles ont d’ailleurs été « recrutés » pour ce tournoi. 52 d’entre eux ont pu suivre une formation spéciale par le Club de go Grenoble, relate l’association.

 

Le Go, facteur de développement touristique 

 

Ces championnats sont aussi l’occasion de valoriser la région. Et surtout d’accroître l’afflux touristique vers Grenoble et les stations de ski alentours.

 

Equipe russe, championnat d'Europe des jeunes de Go. Hôtel de Ville, le 20 février © Anaïs Mariotti

Équipe russe, championnat d’Europe des jeunes de Go. Hôtel de Ville, le 20 février © Anaïs Mariotti

Des équipes russes, allemandes, polonaises, britanniques etc. venues spécialement pour la semaine du go, comptent en effet mettre à profit leur venue pour découvrir la région.

Enfin, la ville réunit une large communauté de joueurs. Particulièrement actif, le Club de go de Grenoble, qui compte environ soixante joueurs, est le plus titré des clubs à l’International, rapporte Gre Mag.

 

 

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