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Santé scolaire : la pilule de la remise à plat passe mal à Grenoble

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DÉCRYPTAGE – À Grenoble, le service municipal de santé scolaire sera l’un des plus touchés par les mesures d’économies. Mais au-delà des suppressions de postes, et notamment d’assistantes sociales, c’est le fonctionnement du service qui est visé. Alors que les agents s’inquiètent de l’impact auprès des populations les plus fragiles, la Ville renvoie la balle dans le camp du Département. La partie de ping-pong continue…

 

 

 

Enfants allant à l'école. © Joël Kermabon – Place Gre’net

Sur le chemin de l’école. © Joël Kermabon – Place Gre’net

Grenoble remet à plat son service de santé scolaire. Bien décidé à mettre la Ville à la diète avec un plan d’économies de 14 millions d’euros sur les services publics, son maire Éric Piolle avait prévenu : « Il n’y a rien d’intouchable ni de sacralisé. »

 

Pas même un service municipal historique. Car, à Grenoble, la santé scolaire existe depuis 1924. Généralisés sur tout le territoire après la Seconde Guerre mondiale, placés sous la compétence de l’État, les soins aux écoliers avaient démarré bien avant l’heure dans la capitale du Dauphiné. La Ville en avait même fait l’une de ses compétences. Un service municipal à part entière comme dans onze autres villes en France*, traduction d’une politique volontariste et avant-gardiste.

 

Une page se tournerait-elle ? Grenoble entend bien remettre à plat le fonctionnement de son service municipal. La santé scolaire, c’est 2 millions d’euros de budget, financés à hauteur de 85 % par la Ville, 15 % par le Département, l’Éducation nationale et l’Agence régionale de santé (ARS).

 

 

 

Une baisse du budget de près de 20 %

 

 

Demain, ce budget sera amputé de près de 20 %. Compter autour de 400.000 euros, la Ville se refusant à avancer le moindre chiffre, préférant parler de « fourchette »**.

 

Un poste de médecin, sur les cinq actuels, sera supprimé. En « contrepartie », le nombre d’infirmières sera revu à la hausse, passant de cinq à neuf. Mais les secrétaires médicales, de dix aujourd’hui, ne devraient plus être que six demain, voire quatre.

 

La Ville a fait ses calculs. Avant le plan, Grenoble comptait une infirmière pour 2900 élèves et un médecin pour 2800 écoliers. Demain, le ratio sera d’une infirmière pour 1400 élèves et d’un médecin pour 3500 écoliers. La moyenne nationale est, elle, d’une infirmière pour 1800 élèves et d’un médecin pour 10.000 écoliers.

 

[…]

 

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