DROIT DE SUITE – Quarante-huit actes antireligieux ont été recensés en Isère en 2025. C’est le chiffre avancé par la préfecture, dans la foulée de la présentation des assises départementales contre les actes antireligieux organisées en juillet. Mais quand Place Gre’net demande le détail des faits en question, il se heurte à un refus pour le moins incompréhensible.
« Cette liste n’est pas communicable« . Telle est la réponse, quelque peu surprenante, que la préfecture de l’Isère a adressée à Place Gre’net le jeudi 6 août 2026, alors que notre média demandait la possibilité d’avoir le détail des actes antireligieux recensés sur le département en 2025. Un détail dont les services de l’État ont pourtant forcément connaissance puisqu’ils sont en mesure d’indiquer que ces mêmes actes se sont élevés au nombre de quarante-huit.
En toile de fond? Les assises départementales contre les actes antireligieux qui se sont tenues en Isère le 8 juillet 2026, sous la présidence de la préfète Catherine Séguin. L’occasion pour la préfecture de communiquer sur cette démarche que le président de la République Emmanuel Macron et le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez souhaitent décliner sur l’ensemble du territoire national. Laquelle met en avant le « libre exercice des cultes » garanti par la loi de séparation des églises et de l’État.
Le refus de livrer le détail des faits antireligieux en Isère
« En Isère, en 2025, 48 faits antireligieux ont été recensés dans le département. Si chaque
acte antireligieux constitue un acte de trop, contrairement à la tendance nationale, une
diminution de 30 % depuis 2023 est toutefois constatée dans notre département« , faisait notamment savoir la préfecture. Avant de vanter son action de lutte contre ces violences, tant en matière de prévention que de protection des lieux de culte et de réponse judiciaire.

Des inscriptions et des déchets de cochons avaient été retrouvés devant la salle Eugénie-Cotton de Fontaine, utilisée comme lieu de culte temporaire pour les fidèles musulmans. DR
Si la réalité des actes antireligieux est indéniable, l’épisode de la salle Eugénie-Cotton de Fontaine l’a rappelé, leur définition peut poser question. En particulier quand le ministère de l’Intérieur précise qu’un vol dans un lieu de culte est systématiquement recensé comme un acte antireligieux, « même si le mobile crapuleux est établi« . Ceci au nom « de l’atteinte à la tranquillité d’esprit » du culte. L’acte antireligieux peut donc être commis… sans volonté antireligieuse. Et tant pis pour les “drôles de paroissiens” pilleurs de troncs!
C’est l’une des raisons pour lesquelles Place Gre’net a souhaité prendre connaissance des 48 actes recensés, outre le fait d’avoir la possibilité de repérer les cultes les plus concernés. Hélas, après plusieurs relances, et malgré un premier message de la préfecture indiquant qu’elle « consolidait les éléments de réponse« , notre média n’a eu droit… qu’au bilan ministériel déjà en sa possession et ne comprenant aucun détail spécifique. Les voies de la préfecture seraient-elles impénétrables?












Une réflexion sur « Actes antireligieux en Isère: le refus de la préfecture de donner la liste exacte des faits recensés »
Ce » secret » ne laisse présager rien de bon…..