FLASH INFO – La CGT Isère, tout comme les sections départementales du Rhône et de la Haute-Savoie, a appelé à la mobilisation devant le siège du groupe Seb à Écully le 19 juin 2026. Les syndicats dénoncent une « répression syndicale » de la part de l’entreprise, notamment au sein de sa filiale Tefal, ainsi que l’emploi de PFAS dans les processus industriels, sans oublier un plan de suppression de 500 emplois, dont 55 en Isère.
Les sections départementales de la CGT Isère, Rhône et Haute-Savoie ont participé à une mobilisation organisée le 19 juin 2026 devant le siège de Seb à Écully. Le syndicat est particulièrement remonté contre le groupe, dont il dénonce une « attitude répressive à l’encontre de tout exercice des droits syndicaux« . En cause? Une sanction prise contre une syndicaliste CGT… et une plainte en diffamation de la part de Tefal, filiale du groupe Seb, contre Sophie Binet, la secrétaire générale de la CGT en personne.
Mais ce point n’est pas le seul qu’entend dénoncer la CGT. L’organisation syndicale pointe en effet du doigt la pollution aux perfluorés « réelle et confirmée » provoquée par l’activité de Tefal. Les fameux PFAS, ou polluants éternels, sont en effet utilisés dans le processus de fabrication des poêles de la marque. Une pollution confirmée par la Dreal Auvergne-Rhône-Alpes qui notait en mars 2026 concernant le site de Rumilly (Haute-Savoie) que les rejets courants du site industriel de Tefal contenaient des PFAS.

Sophie Binet lors de sa venue sur le piquet de grève de Teisseire. La secrétaire général de la CGT est attaquée pour diffamation par Tefal, filiale du groupe Seb. © Maureen Dufournet – Place Gre’net
« Cette pollution environnementale avérée, les risques de maladie inhérents aux PFAS et l’absence de recherche afin de modifier dès à présent le process industriel, sont des alertes imminentes sur les conditions de santé, de travail et de vie des travailleuses et travailleurs, des populations et de l’environnement« , affirme la CGT. Non sans accuser le groupe Seb de vouloir « faire taire toutes [les] contestations face à un scandale sanitaire désormais public« , au moyen d’une « répression syndicale« .
Enfin, le syndicat dénonce « la casse de l’emploi dans les filiales du groupe Seb« , qu’il s’agisse de Calor, de Tefal ou encore de Moulinex. Un plan de suppression de 500 emplois (dont 55 sur le site isérois Calor à Pont-Évêque) est en effet à l’œuvre dans ces filiales. Or, celui-ci « ne trouve aucune justification économique et […] sera responsable d’une catastrophe industrielle, économique et sociale« , présage la CGT. Laquelle y voit un un » témoignage supplémentaire du mépris de classe » de la part des dirigeants du groupe.
Contactée, la direction de Seb n’a pas répondu à notre demande de réaction.








