EN BREF – Une ancienne collaboratrice de la préfète de l’Isère Catherine Seguin annonce porter plainte contre elle pour harcèlement moral avec constitution de partie civile. Celle qui menait une carrière de haut-fonctionnaire estime en effet que sa mésentente avec l’ex-préfète de la Loire a donné un coup d’arrêt à ses perspectives professionnelles. En réponse, Catherine Seguin a fait savoir qu’elle déposait plainte pour « dénonciations calomnieuses« .
L’affaire remonte à novembre 2024… mais a refait surface dans l’actualité pour le plus grand déplaisir de la préfète de l’Isère Catherine Seguin. Dans un article en date du 12 juin 2026, le quotidien Le Progrès révèle en effet que l’une de ses anciennes collaboratrices a directement déposé plainte contre elle pour « harcèlement moral » avec constitution de partie civile. Une plainte qui concerne la période où elle était préfète de la Loire, entre 2020 et 2023.
L’ancienne collaboratrice en question? Sylvaine Astic, sous-préfète de l’arrondissement de Roanne entre avril 2021 et juillet 2022, après avoir été sous-préfète de l’Allier durant presque cinq ans et avoir exercé diverses fonctions auprès du ministère de l’Intérieur. Celle-ci se dit victime d’une forme de traversée du désert depuis son départ de la préfecture de la Loire. Depuis cette date, son CV affiche en effet des titres de « chargée de mission » divers, qui semblent en-deçà de ses compétences.
Le « calvaire » de l’ancienne sous-préfète
Tout semble indiquer que l’ambiance entre Catherine Seguin et sa sous-préfète n’était pas des plus apaisée. À l’occasion de son départ de la préfecture de la Loire en juillet 2022, Sylvaine Astic déclarait ainsi déjà au Progrès: « C’est avec un pincement au cœur que je m’en vais. D’autant plus que ce n’est pas mon choix« . Deux ans plus tard, en novembre 2024, c’est un « calvaire » qu’elle décrivait au quotidien régional, en annonçant déposer plainte contre X pour harcèlement moral.
Sylvaine Astic dénonce des missions accomplies n’ayant donné lieu à aucune perspective professionnelle pérenne et même une promesse non tenue de nouveau poste de sous-préfète. Les raisons? Possiblement, comme point de départ, une mauvaise évaluation fin 2021 que la haut-fonctionnaire ne s’explique pas au regard de ses précédents états de service et qui avait donné lieu à un arrêt de travail pour cause de « conditions de travail dégradées« .
Catherine Seguin porte plainte pour « dénonciation calomnieuse«
À l’occasion de sa nouvelle plainte avec constitution de partie civile, l’ancienne sous-préfète se montre plus explicite et mentionne clairement sa mésentente avec Catherine Seguin, qu’elle indique avoir signalée « en vain » en haut lieu à l’époque. Le maire de Roanne ne cache d’ailleurs pas que les difficultés relationnelles entre la préfète et sa subordonnée étaient de notoriété publique.

Catherine Séguin annonce porter plainte pour dénonciations calomnieuses. © Joël Kermabon – Place Gre’net
La réaction de Catherine Seguin? Celle-ci a informé Le Progrès qu’elle portait plainte, à son tour, pour « dénonciation calomnieuse » contre Sylvaine Astic. Et ceci après avoir été entendue en audition libre par les forces de l’ordre. « Cela m’a enfin permis de prendre connaissance des accusations, dépourvues de tout fondement, dont je suis l’objet« , a-t-elle déclaré. Des propos et une position que la préfète de l’Isère a confirmés à Place Gre’net.











