FOCUS – À l’occasion de la Fête des Tuiles, samedi 6 juin 2026 à Grenoble, des promoteurs de la santé communautaire ont appelé à pérenniser le financement des structures engagées dans l’expérimentation nationale Secpa. Si l’urgence concerne les vingt-six structures déjà intégrées au dispositif, les acteurs grenoblois soulignent que l’enjeu dépasse leur seul avenir : il conditionne aussi le développement de nouveaux projets, dont celui d’un éventuel centre de santé communautaire, quartier Saint-Bruno.
Sous les arbres du cours Jean-Jaurès, entre les animations de la Fête des Tuiles, samedi 6 juin, se tenait un stand un peu particulier, consacré à la défense de la santé communautaire en France et plus particulièrement à Grenoble. Sur place, Patricia Ospelt, coprésidente de l’association Centre de santé Saint-Bruno, y représentait un collectif réunissant également l’Agecsa1L’Agecsa réunit cinq centres de santé : Arlequin, les Géants, Mistral – Eaux-Claires, Abbaye-Jouhaux et Vieux Temple., le Pôle de santé interprofessionnel de Saint-Martin-d’Hères et Village 2 santé à Échirolles. Trois élues – Cyrielle Chatelain (Écologistes), Élisa Martin (La France insoumise) et Amandine Germain (PS) – avaient par ailleurs fait le déplacement.
Leur volonté ? Exprimer leur soutien aux 26 structures participant à l’expérimentation nationale Secpa mise en place en 2021 dans le cadre de l’article 51 de la loi de financement de la Sécurité sociale. Ces dernières portent une transformation de l’organisation des soins, une approche globale et collective fondée sur la promotion de la santé participative et la réduction des inégalités sociales. Il s’agit du dernier recours face à la pénurie de médecins, selon leurs défenseurs.

Au centre, Patricia Ospelt, coprésidente de l’association Centre de santé Saint-Bruno. © Joël Kermabon – Place Gre’net
Le mouvement est né début 2026, après l’annonce d’une remise en cause de leur financement se montant à 14 millions d’euros. « Lorsque nous avons appris le 29 janvier que nos collègues des 26 structures voyaient leurs financements menacés, nous les avons rejoints dans leur lutte », a expliqué Patricia Ospelt. Si le blocage annoncé a été repoussé au 31 décembre 2026, les acteurs du secteur estiment que l’incertitude demeure entière pour les années suivantes.
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