FOCUS – Hervé Gerbi, ancien candidat aux municipales et délégué municipal de Grenoble du parti Horizons, a annoncé saisir la préfète de l’Isère après l’adoption d’une « clause de résistance » par la Ville, fin avril 2026. L’avocat grenoblois interroge les modalités de cette clause du point de vue juridique… mais porte également un message très politique, en pointant du doigt un « théâtre de postures« .
« Dans une période où les radicalités prospèrent souvent sur l’ambiguïté, il faut tenir une ligne simple: le débat politique est libre, mais l’action publique locale doit rester dans le cadre républicain« , affirme Hervé Gerbi, ancien candidat Nous Grenoble aux élections municipales, en réaction à la « clause de résistance » adoptée par la Ville lors du conseil municipal du mardi 28 avril 2026. Clause sur laquelle l’avocat grenoblois attire l’attention de la préfète de l’Isère.

Laurence Ruffin, maire de Grenoble. Le conseil municipal du mardi 28 avril 2026 a adopté le principe d’une « clause de résistance ». © Maureen Dufournet – Place Gre’net
La « clause de résistance« ? Une délibération (très) politique, dans laquelle la Ville de Grenoble affirme « qu’elle mobilisera l’ensemble des moyens juridiques, administratifs et politiques dont elle dispose pour prévenir, limiter ou contester toute mesure, décision ou pratique portant atteinte aux libertés publiques, à l’égalité des droits, à la dignité humaine, à la laïcité ou aux principes démocratiques« . Et ceci pour « faire vivre concrètement les valeurs de la République sur son territoire« .
Une saisine de la préfète de l’Isère
« Que signifie exactement cette notion de résistance dans une délibération municipale?« , interroge Hervé Gerbi. Une question suivie par d’autres: « Crée-t-elle des obligations concrètes pour les services de la Ville? A-t-elle vocation à s’appliquer aux conventions, aux subventions, aux marchés publics, aux politiques d’achat ou aux relations de la commune avec ses partenaires? Peut-elle conduire une collectivité locale à se placer dans une forme de confrontation institutionnelle avec l’État?« .
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Une réflexion sur « « Clause de résistance » de la Ville de Grenoble: l’ex-candidat Hervé Gerbi saisit la préfète de l’Isère »
Une application concrète de la confusion engendrée avec ce qui s’est passé au dernier conseil municipal de Grenoble du mardi 26 mai où un débat sur les racks à vélos du Cabaret frappé a débouché sur une succession de déclarations du groupe d’extrême gauche sur Gaza.