EN BREF – On prend les mêmes et on recommence. À Domène, le second tour des élections municipales du 22 mars 2026 verra s’affronter de nouveau quatre candidats. Difficile donc d’imaginer beaucoup d’évolutions dans les résultats des votes. Avec Loïc Marissal en tête au premier tour (36,3 % des voix) à 13 points du second, les jeux semblent déjà faits.
Même casting, même scénario ? À Domène, le second tour des élections municipales du 22 mars 2026 s’annonce comme une répétition du premier tour. Les quatre candidats en lice ont en effet tous décidé de se maintenir, malgré des rapports de forces qui laissent peu de place au suspense.
Lors du premier tour, dimanche 15 mars, c’est Loïc Marissal, ancien adjoint à l’urbanisme et dissident de la majorité sortante, qui est arrivé en tête avec 36,3 % des voix. Il devance la liste « Domène Vivre ensemble », menée par Nicolas Palix (gauche unie), qui a obtenu 23,3 % des suffrages. Le maire sortant, Chrystel Bayon (« Pour Domène durablement »), n’a pour sa part recueilli que 21,3 % des voix, tandis que Quentin Feres (Rassemblement national) en a totalisé 19 %.
L’abstention pourrait-elle faire changer les choses ?
Avec un écart de 13 points entre le premier et le deuxième candidat, le second tour semble déjà dessiné. En effet, il paraît difficile d’imaginer un bouleversement majeur dimanche 22 mars, même si l’abstention s’est élevée à 38 % au premier tour. Les électeurs domènois pourraient donc opter pour une alternance mais dans une forme de continuité politique, du fait des divisions internes à la droite sur les enjeux locaux.
L’ancien maire, Chrystel Bayon, dans un message publié sur Facebook, a appelé à faire barrage à ce qu’il qualifie de « clan Savin/Marissal » mais regrette de ne pas voir été suivi : « Nous avons proposé à la liste Domène Vivre ensemble un échange pour faire barrage à la dynastie Savin. Les membres de la liste Domène Vivre ensemble ont refusé le dialogue en indiquant qu’ils préféraient siéger dans l’opposition que de prendre [leurs] responsabilités. »
Il n’y aura pas de fusion ni d’accord à Domène
La liste « Domène Vivre ensemble » confirme cette information. « Depuis de nombreuses années, nous dénonçons avec force la gestion municipale de C. Bayon qui a écarté les élus d’opposition de tous les projets importants, malgré leurs demandes répétées de participer pleinement au travail municipal, explique-t-elle. Ce “dialogue” – qu’il dit que nous avons refusé ! –, ne pouvait s’établir sérieusement au soir du 1er tour. »
Et de poursuivre : « Il nous a paru alors difficile d’envisager de fonctionner sereinement dans une même majorité durant 6 ans. De plus, une fusion « technique » sans programme commun ne serait pas cohérente. Les projets que nous portons ne nous semblent pas conciliables en l’état. »
Les membres de la liste de Chrystel Bayon auraient également discuté avec Quentin Feres, tête de la liste d’extrême droite, mais les deux candidats ne sont pas d’accord sur les propos tenus. D’un côté, Quentin Feres affirme dans les colonnes du Dauphiné libéré que « l’éventualité d’une fusion a bel et bien été soulevée, mais tout de suite abandonnée car nous savions tous les deux que nos électeurs ne suivraient jamais ».
De l’autre, Chrystel Bayon assure sur sa page Facebook qu’il « n’y a eu aucune discussion de fusion. Monsieur Quentin Feres préfère la polémique à l’action pour faire battre le clan Savin/Marissal ». Ambiance…







