FOCUS – Le groupe Les Écologistes du conseil régional a saisi le Conseil constitutionnel, la préfète de région et la présidente de l’Assemblée nationale pour dénoncer ce qu’il considère comme un « cumul des mandats déguisé » de Laurent Wauquiez. Depuis son élection comme député de la Haute-Loire en juillet 2024, celui-ci a dû quitter la présidence de la Région Auvergne-Rhône-Alpes pour respecter la loi sur le non-cumul des mandats. Pourtant, sous le titre de « conseiller spécial », il reste omniprésent dans la communication et les décisions de la collectivité.
Laurent Wauquiez, député ou président fantôme de la Région ? Le groupe Les Écologistes du conseil régional Auvergne-Rhône-Alpes a saisi, le 20 février 2026, la préfète de région, le président du Conseil constitutionnel et la présidente de l’Assemblée nationale. Son objectif : alerter sur ce qu’il qualifie de « cumul des mandats déguisé » exercé par Laurent Wauquiez, député de la Haute-Loire et ancien président de la Région.
Depuis son élection à l’Assemblée nationale en juillet 2024, ce dernier a dû quitter la présidence de la collectivité, mais continue en effet d’y jouer un rôle central sous le titre de « conseiller spécial ».
Un statut flou, une présence médiatique et institutionnelle persistante
La loi organique de 2014 interdit à un député d’exercer une fonction exécutive locale, comme celle de président ou de vice-président d’un conseil régional. Laurent Wauquiez a donc cédé sa place à Fabrice Pannekoucke en septembre 2024. Pourtant, pour les Écologistes, son influence persiste. À commencer par sa présence sur la page dédiée à l’exécutif du site de la Région.
Le groupe écologiste constate également son omniprésence dans les communications officielles de la Région. Par exemple, en octobre 2025, le magazine de la collectivité a publié un entretien croisé entre Fabrice Pannekoucke et Laurent Wauquiez, où ce dernier a occupé l’essentiel de l’espace médiatique, répondant à deux des trois questions posées, pour un total de 1 992 caractères, contre seulement 79 pour le président en exercice.
Poursuivez votre lecture
Il vous reste 65 % de l’article à lire. Obtenez un accès illimité.
Vous êtes déjà abonné.e ? Connectez-vous








