EN BREF – Allan Brunon, candidat LFI aux élections municipales de Grenoble, a écrit au maire pour lui demander… d’interdire le meeting de son concurrent du Rassemblement national, Valentin Gabriac. La raison ? Il accuse le candidat RN d’exposer des structures associatives par ses critiques publiques et de tenir des propos appelant à la violence contre La France insoumise.
La réponse du berger à la bergère? Alors que le Rassemblement national multiplie les attaques contre La France insoumise depuis le meurtre du jeune militant nationaliste Quentin Deranque, le candidat LFI aux municipales de Grenoble Allan Brunon réplique… en demandant au maire d’interdire le meeting du candidat RN Valentin Gabriac, prévu le vendredi 27 février 2026 en présence de la vice-présidente du parti Edwige Diaz.
Dans un courrier adressé à Éric Piolle, Allan Brunon explique ainsi que Valentin Gabriac « s’illustre par la violence de ses positions politiques et accentue, par ses discours, la mise en danger de nombreux Grenoblois« .
Exemples? Les critiques du candidat RN contre une soirée réservée aux « personnes queer racisées« « exposeraient dans la presse » le centre LGBTI qui l’organise. Quant à ses propos sur les subventions de L’Ampérage, salle de spectacle où il a été exclu d’un débat sur la culture, ils « [exposeraient] publiquement cette structure à un raid d’extrême droite sur les réseaux sociaux« .
Allan Brunon dénonce « un trouble manifeste à l’ordre public »
Le candidat LFI Allan Brunon dénonce également « plusieurs charges disproportionnées des CRS » et « de nombreuses violences policières » à l’encontre de manifestants hostiles au Rassemblement national lors du premier meeting de Valentin Gabriac à Grenoble, le vendredi 13 février 2026. « Des personnes venues manifester pacifiquement ont été gazées à bout portant et des CRS ont distribué des coups de matraque à la tête de plusieurs militants, les blessant gravement« , accuse le candidat insoumis.
« Enfin, Valentin Gabriac tient depuis plusieurs jours des propos incitant à la violence contre La France insoumise, appelant à son ostracisation et mettant ainsi directement en danger ses militants, qu’il désigne comme des cibles par des publications agressives sur ses réseaux sociaux« , estime Allan Brunon. Non sans un certain aplomb, puisque le candidat LFI n’hésite lui-même pas à afficher une certaine violence verbale sur ces mêmes réseaux.
« C’est pourquoi je vous demande d’interdire ce rassemblement, qui pourrait causer un trouble manifeste à l’ordre public au regard des discours susceptibles d’y être tenus et du contexte particulièrement tendu. Notre ville, Compagnon de la Libération, doit demeurer résolument antifasciste« , conclut le candidat.
Sollicitée par Place Gre’net, la Ville n’a pas apporté de commentaires sur cette demande. Pas plus que Valentin Gabriac qui, toutefois, a ironisé sur les réseaux sociaux en quatre mots: « Merci pour la pub!« .












2 réflexions sur « Grenoble : le candidat LFI aux municipales Allan Brunon demande à la mairie… d’interdire le meeting de son concurrent RN »
Toujours très démocratiques les insoumis…
François Hollande confirme ce qu’on savait : en allant avec les LFIcolos de Piolle-Ruffin, Amandine Germain a trahi les socialistes.
https://www.bfmtv.com/politique/la-relation-est-terminee-francois-hollande-estime-qu-il-ne-peut-pas-y-avoir-d-alliance-entre-le-ps-et-lfi-pour-les-prochaines-elections_AN-202602180304.html