FOCUS – Les associations de défense de la nature et de l’environnement Mountain wilderness et France nature environnement dénoncent des JO d’hiver 2030 moins respectueux de l’environnement qu’initialement annoncé. La première s’en prend au projet d’une troisième voie de circulation sur la RD 1091 entre Briançon et Le Monêtier-les-Bains. La seconde fustige le choix de Val-d’Isère parmi les sites pressentis. Deux choix allant à l’encontre des objectifs de sobriété et de durabilité affichés par le CIO.
Des JO d’hiver 2030 sobres, durables, écologiques et peu coûteux ? Mountain wilderness France (MWF) et France nature environnement (FNE) en doutent fortement. Les deux associations de défense de la nature et de l’environnement ont ainsi vivement dénoncé par communiqué les choix récents allant à l’encontre des objectifs affichés par le Comité international olympique (CIO).
L’association Mountain Wilderness s’attaque plus précisément au projet de création d’une troisième voie de circulation sur la RD 1091, entre Briançon et Le-Monêtier-les-Bains nommé Loop 2030, confié au groupe d’ingénierie Egis.
« Présentée comme réservée aux bus et aux cycles, cette voie dite “douce” libérera en réalité les deux voies existantes pour davantage de voitures, tout en artificialisant des espaces naturels fragiles », résume l’association, fustigeant ainsi « un projet inadapté aux enjeux de décarbonation des transports ».

Vincent Neirinck, conseiller stratégie et relations institutionnelles de Mountain Wilderness France. © Manuel Pavard – Place Gre’net
Egis indique de son côté que cette voie permettra, pendant les JO d’hiver 2030, le transfert des athlètes entre le village olympique situé à Briançon et le stade olympique de Serre-Chevalier. Après les Jeux, elle devrait servir à désengorger la RD 1091 et offrir des solutions de mobilité douce.
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