FOCUS – La gauche s’unit à Vienne dans la perspective des élections municipales de 2026. La future liste Vienne vivante, avec à sa tête le socialiste Erwann Binet, rassemble en effet le PS, le PCF, les Écologistes et Place publique. Mais pas La France insoumise, qui compte bien monter sa propre liste. Le tout alors que le maire sortant Les Républicains, Thierry Kovacs, semble bien installé et a remporté les municipales de 2014 comme de 2020 dès le premier tour.
Vienne peut-elle (re)passer à gauche à l’occasion des élections municipales de 2026? C’est en tout cas le pari de la liste d’union des formations de gauche, Vienne vivante, avec à sa tête le socialiste Erwann Binet. Une union qui regroupe le PS, le PCF, les Écologistes, Place publique… mais pas La France insoumise. Les chefs de file LFI de Vienne, Myriam Thieulent et Mourad Benaïad, travaillent en effet de leur côté à la constitution de leur propre liste.

Vienne vivante communique volontiers sur sa liste d’union de la gauche… dont LFI ne fait pas partie. © Vienne vivante – Facebook
Vienne serait une prise importante pour la gauche iséroise, en tant que quatrième commune la plus peuplée du département, au sein d’un Nord-Isère où la droite prédomine. Reste que le maire sortant, le Républicain Thierry Kovacs, semble très bien installé et brigue un troisième mandat après avoir remporté la mairie dès le premier tour en 2014 puis en 2020. Le tout dans une commune administrée par un maire de droite depuis 2001, après trente ans de mandat du socialiste Louis Mermaz.
Une union des gauches… sans La France insoumise
L’union des gauches au sein de Vienne vivante ne date pas d’hier, indique à Place Gre’net Erwann Binet. Les premières discussions remontent en effet à septembre 2024, l’annonce d’une candidature commune au printemps 2025 et sa désignation comme tête de liste (à l’unanimité) à juin 2025.
« C’est une tradition à Vienne, les élections municipales partent toujours très tôt. Et le maire est parti très tôt aussi. Il est en campagne permanente!« , décrit, non sans ironie, le candidat déclaré.
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