FLASH INFO – Alors que le Département souhaite recruter des allocataires du RSA dans le secteur de l’aide à domicile, les conseillers d’opposition du groupe Isère écologie solidarités doutent de la pertinence de cette expérimentation. Les élus préconisent une autre solution portée par certains professionnels du secteur : la simplification du recrutement de personnes étrangères qualifiées.
Recruter des personnes pour l’aide à domicile parmi les allocataires du RSA. Voilà l’expérimentation que souhaite lancer l’exécutif du Département de l’Isère, à la fois dans une logique d’insertion et pour faire face aux pénuries de personnel dans le secteur. Une idée à laquelle n’adhèrent pas du tout les élus du groupe d’opposition départemental Isère écologie solidarités (IES).
« Face aux enjeux du vieillissement de la population, mais aussi aux difficultés des services d’accompagnement et d’aide à domicile (Saad) à recruter et à fidéliser leurs salariés, le Département doit agir », affirment-ils dans un communiqué publié le 28 avril 2025. Ces derniers dénoncent en effet la précarité de ces emplois et leur pénibilité. Ce qui explique, selon eux, le peu d’attractivité qu’offre ce métier pourtant indispensable pour les personnes en perte d’autonomie.

Les élus du groupe IES au Département : Jérôme Cucarollo, Marie Questiaux, Thierry Badouard, Pierre-Didier Tché-Tché et Pauline Couvent. © Page Facebook du groupe Isère Écologie et Solidarités
Pour les élus départementaux, « cette approche ne répond pas aux besoins des personnes âgées dépendantes, ni à ceux des personnes en situation de handicap. Ces bénéficiaires sont déjà trop souvent confrontés à des auxiliaires de vie peu formées et constamment renouvelées ».
Les élus proposent de simplifier l’embauche d’étrangers compétents
Mais surtout, pour les élus IES, cette initiative du Département en gestation n’est pas pertinente car « elle écarte une solution déjà identifiée et portée par les professionnels du secteur : la simplification de recrutement des personnes étrangères déjà qualifiées », objectent-ils.
Les opposants rappellent d’ailleurs que, depuis plus d’un an, les associations d’aide à domicile demandent à la préfecture de l’Isère de simplifier les démarches d’embauche pour les personnes étrangères qualifiées qui souhaitent pratiquer le métier d’auxiliaire de vie.
Las, « ces appels restent sans réponse, tandis que la majorité départementale choisit aujourd’hui de diriger vers ces emplois des personnes précaires, sans garantie de formation ni d’amélioration des conditions d’un travail dont on connaît la pénibilité », déplore le groupe IES.
Et de mettre la pression sur la collectivité. « Nous demandons que le Département soutienne les revendications des acteur·rices de terrain, en engageant un dialogue avec la préfecture pour permettre l’embauche simplifiée de personnes étrangères compétentes ». Ce tout en prenant des mesures structurelles pour revaloriser durablement ces métiers essentiels. À savoir : « l’amélioration des salaires via la revalorisation du tarif horaire et l’ouverture de perspectives de carrière », préconise le groupe IES.









