FLASH INFO – Alors que la Saint-Sylvestre 2024 se profile, plusieurs faits d’incendies de véhicules et de violences contre les forces de l’ordre ou entre jeunes des quartiers sensibles sont à signaler sur l’agglomération grenobloise.
Un avant-goût de la nuit de la Saint-Sylvestre? Les rapports quotidiens de la police nationale de l’Isère font état d’incendies de véhicules et de tensions entre individus et forces de l’ordre récurrentes. La police nationale signale ainsi l’incendie d’un véhicule à Grenoble, rue du 140e RIA, dans la nuit du lundi 30 au mardi 31 décembre 2024, aux alentours de 23 heures. Un autre véhicule a été incendié durant la même nuit, à Voiron.
Et il ne s’agit pas de faits isolés. Dans la nuit du dimanche 29 au lundi 30 décembre, trois véhicules avaient déjà été détruits par les flammes avenue de Constantine à Grenoble, vers minuit. Une trentaine de minutes plus tard, deux autres incendies de voitures avaient suivi, le premier rue Revol, le second rue Riollet. Plus tôt dans la soirée, une voiture stationnée quai Jongkind avait déjà pris feu, entraînant l’évacuation provisoire d’un immeuble. Dans ce dernier cas toutefois, la police ne semble pas privilégier la piste d’un sinistre volontaire.

Tensions et violences se succèdent sur l’agglomération grenobloise en prévision de la Saint-Sylvestre. © Joël Kermabon – Place Gre’net
Aux incendies de véhicules s’ajoutent des faits de violences à l’encontre des policiers qui ont commencé dès le dimanche 29 décembre, avec des jets de projectiles contre une équipe de la police nationale, galerie de l’Arlequin aux alentours de 18 heures. Les agents ont été pris à partie alors qu’ils réalisaient une patrouille pédestre dans le quartier. Ils indiquent avoir été « encerclés par un nombre indéterminé d’individus ». L’incident n’a toutefois fait aucun blessé ni causé de dégradation.
Lundi 30 décembre, cette fois à Eybens, avenue Pierre-Mendès-France vers 17 h 40, mais à la suite d’un refus d’obtempérer quartier Teisseire à Grenoble, deux policiers ont signalé, cette fois, avoir été blessés lors de l’interpellation d’un conducteur qui s’est rebellé. Des blessures légères en l’occurrence: « Le premier a la main droite gonflée avec des rougeurs, le second présente une légère douleur au petit doigt de la main droite », mentionne le rapport. Aucun des deux agents n’a, pour l’heure, consulté de médecin.
Les tensions ne se concentrent pas seulement sur les forces de l’ordre. Le vendredi 27 décembre, place des Jacobins à Échirolles vers 17 heures, une rixe entre jeunes est survenue, occasionnant une coupure de la circulation des tramways. Lundi 30 décembre, nouvelle rixe, toujours à Échirolles, cette fois rue de Normandie. La police fait état d’une trentaine d’individus « avec des bâtons et visages dissimulés ». L’un d’entre eux a été interpellé pour port d’arme et participation à un attroupement armé.










