FOCUS – L’intercollectif des écoles occupées de Grenoble organisait, mercredi 16 octobre 2024, une collecte de produits d’hygiène et alimentaires devant l’école Malherbe, qui héberge une famille guinéenne déboutée du droit d’asile. Sept écoles publiques grenobloises accueillent ainsi des familles, pour la plupart immigrées. Renvoyant l’État et le Département à leur obligation d’héberger dignement les sans-abris, l’intercollectif a réaffirmé sa détermination à réquisitionner les écoles tant que les pouvoirs publics n’auraient pas trouvé de solutions.
C’est devenu une triste rengaine. Face à la pénurie de places dans les hébergements d’urgence, les occupations d’écoles ont redémarré à Grenoble pour la troisième année consécutive. À la mi-octobre 2024, sept écoles publiques hébergent ainsi 21 enfants de 2 mois à 12 ans et leurs parents, selon l’intercollectif des écoles occupées de Grenoble. Des chiffres communiqués lors d’une collecte de produits d’hygiène et alimentaires devant l’école Malherbe, qui héberge elle-même une famille guinéenne déboutée du droit d’asile. Nombre de ces familles sont ainsi de nationalités étrangères, souvent en situation irrégulière.
« On est repartis pour des occupations« , a ainsi amèrement constaté Laure Bonnel du collectif Réseau éducation sans frontières (RESF) Malherbe, mercredi 16 octobre 2024, devant l’école du même nom. « On s’attendait à ce que cela arrive, mais on a déjà dix familles qui dorment la nuit dans sept écoles et on n’est qu’en octobre« , s’est alarmée la militante.

Mobilisation de l’intercollectif des écoles occupées devant l’école Malherbe et collecte de dons alimentaires, mercredi 16 octobre 2024. © Séverine Cattiaux – Place Gre’net
« L’école n’est pas un hébergement digne, tient à souligner l’intercollectif des écoles occupées, mais cela reste préférable que de laisser des enfants dormir dans la rue. » L’objectif est aussi de « mettre la pression sur les autorités en occupant les écoles pour qu’elles trouvent des hébergements à ces familles. » Ces occupations ne seraient, du reste, guère possibles sans l’aval de la mairie de Grenoble qui gère les bâtiments des écoles.
Laure Bonnel de commenter : « La mairie tolère ces occupations. Globalement, elle est facilitatrice. Elle ne va pas nous envoyer la police. Elle peut même laisser le chauffage, l’hiver. Mais sur certaines de nos actions, on aimerait davantage de soutien », regrette la militante.
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Une réflexion sur « Familles sans abri à Grenoble : « On est repartis pour des occupations d’écoles » »
Moins d’accueil inconditionnel à Grenoble et ailleurs sans espoir d’emplois, ni d’intégration pour ceux qui souhaiteraient l’être => moins d’HLM, moins de misère, moins de traffics, moins de vols, moins de rackets, moins de violences!