Le Collectif Ès s’installe pour trois ans en résidence à la Rampe d’Échirolles

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EN BREF – La Rampe – La Ponatière a toujours tenu à accueillir des artistes en résidence. Cette année, c’est le collectif Ès, constitué de danseurs basés à Lyon, qui s’installera dans les murs de la salle échirolloise et interviendra dans la ville.

 

 

Le col­lec­tif Ès. © Nadine Barbançon

« Ce sont des artistes qui s’in­ter­rogent par rap­port aux ques­tions d’identité », explique Joséfa Gallardo, direc­trice de La Rampe, lors­qu’elle décrit le col­lec­tif Ès qui va s’ins­tal­ler pen­dant trois ans au sein de la salle échi­rol­loise. Une rési­dence ryth­mée par des temps forts : leur spec­tacle ainsi que des évé­ne­ments fai­sant inter­ve­nir les habi­tants.

 

Ainsi, mardi 10 décembre à La Rampe, le col­lec­tif Ès pro­po­sera sa qua­trième créa­tion nom­mée « 1ère mon­diale ». En créant celle-ci, les trois dan­seurs Sidonie Duret, Émilie Szikora et Jérémy Martinez se sont inter­ro­gés sur leur rap­port à la danse et à la créa­tion, mais éga­le­ment sur le temps qui passe.

 

De manière indi­vi­duelle, ils ont ana­lysé la ques­tion sui­vante : « Qu’est-ce que la danse contem­po­raine ? » Sidonie a tra­vaillé sur Despacito, le tube de l’été 2017, en se ques­tion­nant « com­ment ce tube pou­vait inter­ro­ger [s]a manière de dan­ser ? » Émilie a, elle, basé son tra­vail sur le dan­seur et cho­ré­graphe fran­çais Maurice Béjart, tan­dis que Jérémy a puisé son ins­pi­ra­tion dans le solo de John Travolta dans Saturday Night Fever.

 

 

Favoriser la proximité avec les habitants

 

Afin de « créer des ras­sem­ble­ment popu­laires », plu­sieurs temps forts vien­dront agré­men­ter ces trois années de rési­dence. À com­men­cer par ces évé­ne­ments gra­tuits que le col­lec­tif a joli­ment nom­més les « Yolos » pour « You Only Live Once » (soit « On ne vit qu’une fois »), « afin de croi­ser les pra­tiques danse-chant, danse-foot, danse-musée… » 

 

Le col­lec­tif Ès. © Gilles Aguilar

Le pre­mier d’entre eux aura lieu à 18 h 30 le jeudi 31 octobre à La Rampe et a été ima­giné avec la cho­rale de la MDH Les Écureuils. Dans ce cadre-là, les dan­seurs iront éga­le­ment ren­con­trer les “kinés” de l’hô­pi­tal Sud, le 11 décembre. « Le col­lec­tif pro­po­sera aux kiné­si­thé­ra­peutes de dan­ser mais aussi d’ap­prendre eux-mêmes des pra­tiques pro­fes­sion­nelles des kinés. »

 

Deuxième évé­ne­ment impor­tant : « J’peux pas j’ai bal ». Ce pro­jet « prévu autour de la thé­ma­tique mémoires de bal » aura lieu à l’é­cole Marcel-David et concer­nera des classes de CM1-CM2. « L’enjeu est de créer un bal des enfants », explique le col­lec­tif.

 

Les élèves pour­ront ainsi créer son contenu lors de séances pré­pa­ra­toires de jan­vier à mai 2020. Puis, le ven­dredi 29 mai, aura lieu le bal dans un lieu qui reste encore à déter­mi­ner. Ce sera alors l’oc­ca­sion pour les enfants « d’in­vi­ter leurs familles à dan­ser, donc d’in­ver­ser les rôles ! »

 

Le col­lec­tif Ès. © Amelie Ferrand

Du ven­dredi 29 au samedi 30 mai, les dan­seurs convie­ront enfin le public à par­ti­ci­per à « Tous à l’Ouest ! » Deux jours autour de pra­tiques et de par­tage dans le quar­tier Ouest d’Échirolles, au théâtre de La Ponatière, mais aussi dans les rues, les écoles, sur les places et glo­ba­le­ment dans l’es­pace public. L’occasion de pro­po­ser un loto, un bal, un karaoké et d’autres évé­ne­ments fes­tifs !

 

Alice Colmar

 

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