“Je fais le procès de l’ignorance des symptômes de l’autisme”

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TROIS QUESTIONS À – Une nouvelle audience s’est tenue le mercredi 8 juin au palais de justice de Grenoble, concernant l’avenir des enfants de Rachel, placés il y a près d’un an au motif que leur mère serait atteinte « d’aliénation parentale ».  Alors que celle-ci cherche à faire reconnaître leur autisme pour retrouver la garde de se enfants, le juge doit maintenant statuer sur ce point et sur une requête de placement chez les grands-parents maternels. Maître Sophie Janois, l’avocate de Rachel, revient sur cette affaire.

 

 

 

procès rachel autisme

Rachel et ses enfants dans une vidéo de sou­tien

RAPPEL DES FAITS – Rencontrant des dif­fi­cul­tés avec l’un de ses enfants, Rachel, jeune mère de 29 ans avait pris la déci­sion de se rendre en 2015 dans un centre de diag­nos­tic de l’au­tisme, sur les conseils de Ghislaine Lubart, pré­si­dente de l’Association Envol Isère Autisme.

Face aux troubles du com­por­te­ment de ses enfants, le juge des enfants avait alors demandé une enquête sociale et judi­ciaire.

 

Une pédo­psy­chiatre, char­gée d’ex­per­ti­ser tous les membres de la famille, avait conclu que Rachel était vic­time du syn­drome de Münchausen et d’a­lié­na­tion paren­tale. Elle serait donc seule res­pon­sable de ces troubles.

 

Le 10 juillet 2015, la jus­tice déci­dait de reti­rer à Rachel la garde de ses enfants, les deux gar­çons les plus jeunes étant pla­cés par l’Aide sociale à l’en­fance à la pou­pon­nière du Charmeyran à La Tronche, et l’ai­née en famille d’ac­cueil.

De son côté, l’a­vo­cate de Rachel, maître Sophie Janois, a fait diag­nos­ti­quer le cadet des enfants aux troubles du com­por­te­ment mani­festes. Le Dr Brigitte Assouline du Centre alpin de diag­nos­tic pré­coce de l’autisme (Cadipa) a alors conclu à l’au­tisme, plus pré­ci­sé­ment à un trouble enva­his­sant du déve­lop­pe­ment non spé­ci­fié.

 

Le tri­bu­nal n’ayant pas pris en compte cette exper­tise, la défense a alors fait le choix de faire exa­mi­ner les trois enfants par le Dr Sandrine Sonié, res­pon­sable du Centre de Ressources Autisme Rhône-Alpes. Celle-ci a conclu que les trois enfants avaient des troubles autis­tiques, ainsi que la mère, autiste Asperger.

 

 

Salle des pas perdus. © Véronique Magnin - Place Gre'net

Salle des pas per­dus. © Véronique Magnin – Place Gre’net

 

Voilà main­te­nant près d’un an que la jus­tice reste impas­sible mal­gré de nom­breux docu­ments scien­ti­fiques dépo­sés par Maître Sophie Janois, l’a­vo­cate de Rachel, afin de convaincre les juges de son autisme et de celui de ses enfants. « On reproche tou­jours à Rachel d’avoir pro­vo­qué l’autisme de ses enfants. On lui dit qu’ils ne sont pas autistes du tout, et donc qu’ils vont très bien », explique Ghislaine Lubart, pré­si­dente de l’asso­cia­tion Envol Isère Autisme, qui sou­tient Rachel dans son com­bat depuis le début de l’af­faire.

 

Une situa­tion para­doxale, selon elle, le tri­bu­nal sem­blant à mi-che­min entre la néga­tion et la recon­nais­sance des troubles autis­tiques chez les enfants. « On reproche à Rachel les réédu­ca­tions qu’elle avait déci­dées pour ses enfants [afin de les adap­ter à leur autisme, ndlr] et elles sont main­te­nues, donc c’est incom­pré­hen­sible », déclare Ghislaine Lubart.

 

Depuis le 8 juin le déli­béré est en cours. Le juge devra avoir sta­tué sur le renou­vel­le­ment du pla­ce­ment ainsi que sur la requête for­mu­lée avant le 24 juin, date à laquelle la déci­sion de la jus­tice sera ren­due.

 

 

 

Maître Sophie Janois à la sortie de l'audience d'appel le 22 janvier 2016. © Véronique Magnin – Place Gre’net

Maître Sophie Janois à la sor­tie de l’au­dience d’ap­pel le 22 jan­vier 2016. © Véronique Magnin – Place Gre’net

Quel res­senti avez-vous à ce stade de l’af­faire ?

 

Me Sophie Janois : Cette affaire est emblé­ma­tique de ce que peuvent subir les mamans seules ayant des enfants autistes. Cela a per­mis de faire avan­cer les choses, pas pour Rachel, mais au niveau natio­nal. Il y a une prise de posi­tion du défen­seur des droits au regard du han­di­cap. On va pro­ba­ble­ment avoir une annexe au troi­sième Plan autisme du gou­ver­ne­ment, qui va dans le sens d’une for­ma­tion des per­son­nels judi­ciaires et de l’Aide sociale à l’enfance, au regard des troubles autis­tiques.

 

Aujourd’hui, on croit encore qu’être autiste c’est se cogner la tête contre les murs, hur­ler, se balan­cer d’avant en arrière… Mais c’est beau­coup plus sub­til que ça. On a autant de formes d’autisme qu’on a d’autistes. La situa­tion de Rachel a per­mis de faire avan­cer cette cause, mais mal­heu­reu­se­ment, comme Jeanne d’Arc, j’espère qu’elle ne sera pas brû­lée au bûcher.

 

Pour moi c’est signi­fi­ca­tif de l’ignorance. Je le dis régu­liè­re­ment, je fais le pro­cès de l’ignorance des symp­tômes de l’autisme. Aujourd’hui, ils nous disent que les enfants vont bien. Ils relèvent deux, trois petits détails qui sont vrai­ment propres à l’autisme mais ces petits détails, on accuse la mère d’en être à l’origine, même après un an de sépa­ra­tion. Il fau­drait qu’on m’explique com­ment on pro­voque ce genre de choses par télé­pa­thie.

 

Le pro­blème c’est que la jus­tice n’écoute pas les scien­ti­fiques. Au lieu de ça, ils écoutent une pédo­psy­chiatre qui n’y connaît rien. C’est ça le pro­blème. Lors de cette der­nière audience, j’ai déposé 44 pièces qui sont en majo­rité des élé­ments scien­ti­fiques. J’espère que le juge va en prendre connais­sance et qu’on aura un miracle.

 

 

 

L’affaire est de plus en plus relayée par les médias. Les associations s’intéressent beaucoup au cas de Rachel, loin d’être unique en France. Comment réagit le tribunal face à cette médiatisation ?

 

 

Tout d’a­bord, j’ai eu une réflexion du pro­cu­reur géné­ral au moment de l’appel. J’ai aussi reçu un cour­rier du pre­mier pré­sident du tri­bu­nal pour avoir envoyé en déli­béré la note de la ministre au cours d’une convo­ca­tion à l’Agence régio­nale de santé. Selon cette lettre, je fai­sais pres­sion sur les juges et il m’a été dit que je ne res­pec­tais pas la sépa­ra­tion des pou­voirs. Je sup­pose que c’était une manière de m’intimider, ce qui n’a abso­lu­ment pas fonc­tionné.

 

Cette affaire mérite d’être média­ti­sée. Cela per­met de faire prendre conscience aux gens de ce qui se passe. Si Rachel a pu tenir bon, c’est aussi grâce au sou­tien qu’elle a pu obte­nir de la part des asso­cia­tions, par la média­ti­sa­tion, le sou­tien popu­laire…

 

Message de soutien à destination de Rachel. DR

Message de sou­tien à des­ti­na­tion de Rachel. DR

 

 

Si l’ordonnance rendue le 24 juin ne permet pas à Rachel de récupérer la garde de ses enfants, quelles autres voies seront possibles ?

 

 

On arrive en audience après un an de pla­ce­ment des enfants, et le juge devait sta­tuer sur le renou­vel­le­ment du pla­ce­ment et sur une requête faite de pla­ce­ment chez les grands-parents mater­nels. Il fau­dra sûre­ment faire appel et user de toutes les voies de droit avant d’en­vi­sa­ger de sai­sir la Cour euro­péenne des droits de l’Homme.

 

J’avais l’in­ten­tion d’é­crire une lettre à François Hollande. Je ne l’ai pas fait en fin de compte car, entre temps, la ministre de la Santé a pris une posi­tion très claire via sa secré­taire d’État au han­di­cap, Ségolène Neuville, qui a fait une décla­ra­tion de sou­tien à Rachel lors du congrès d’Autisme France. Elle la sou­tient ouver­te­ment et publi­que­ment.

 

Par ailleurs, j’étais aux Nation unies au moment des ques­tions au gou­ver­ne­ment. On a pu dis­cu­ter avec les rap­por­teurs. D’une part, dans leurs recom­man­da­tions à l’État fran­çais, ils ont demandé de faire atten­tion aux pla­ce­ments abu­sifs d’enfants autistes. D’autre part, j’ai eu l’occasion de par­ler indi­vi­duel­le­ment avec le rap­por­teur auprès des Nations unies. Ce der­nier m’a pro­posé de faire un recours selon le pro­to­cole numéro trois, rati­fié très récem­ment par la France, qui per­met de sai­sir le comité sur des ques­tions indi­vi­duelles. J’ai donc l’intention de le faire.

 

 

Julien Deschamps

 

 

MC2 - Saison 2020-21
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Commentaires 18
  1. Qui est Ghislaine Lubart et quel est son impli­ca­tion dans cette affaire ?

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  2. Le SMpP existe. Je le sais. J’en suis. Maintenant, une fois qu’on a dit ca, il faut tordre le cou a tout le reste. Un SMpP, ce n’est pas uni­que­ment alle­guer des symp­tomes. C’est aussi declen­cher des hos­pi­ta­li­sa­tions en men­tant sur des symp­tomes qui in fine ne sont pas objec­tives. C’est plus fin que ce que cha­nel semble croire. Il est aussi pos­sible d’exa­ge­rer. Et il plus gene­ra­le­ment pos­sible de mal­trai­ter medi­ca­le­ment son enfant jus­qu’a la mort parce qu’on est super­an­goisse et qu’on n’ar­rive pas a lacher l’af­faire. Alors on en rajoute, ce qui amene meme invo­lon­tai­re­ment des faux symp­tomes et les inter­ven­tions medi­cales. C’est tres casse gueule et on ne s’en rend compte que trop tard. C’est facile de mal­trai­ter medi­ca­le­ment son enfant. Tres facile. Trop facile. Et en toute bonne foi de sur­croit. Maintenant le cas Rachel me parait tres tres sus­pect. Et j’y voit quand meme un delire de psy­cha­na­lyste dans cette affaire. Il m’en faut plus pour un SMPP. Au max, pour moi c’est un petit trouble fac­tice de rien du tout. C’est pas un test de sepa­ra­tion foi­reux plus un deni qui vont me convaincre de la mal­trai­tance dans ce cas. En tout cas pas a un point ou je pla­ce­rais les gosses. Un diag­nos­tic de SMpP, ca ne se fait pas par des­sus la jambe. Faut bos­ser. Et trou­ver au moins 2 ou 3 fal­si­fi­ca­tions sur un mome.

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  3. Bonjour à toutes et à tous,

    Visiblement, le cas de Rachel n’est pas un cas isolé :

    http://www.healthoftheday.info/how-could-she-mum-forced-her-son-to-pretend-he-had-autism-for-ten-years-in-375k-benefits-scam/

    Compte-tenu de l’in­fla­tion de la demande paren­tale de diag­nos­tics d’au­tisme ces der­nières années – on voit de l’au­tisme par­tout aujourd’­hui ! – il me semble cru­cial que les pro­fes­sion­nels de santé tra­vaillant dans les Centres Ressources Autisme soient aussi sensibilisés/formés au dépistage/diagnostic du Syndrome de Münchhausen Par Procuration…

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  4. « La cour sou­li­gnait aussi la « bonne évo­lu­tion glo­bale des enfants » depuis
    leur pla­ce­ment, ce qui « pour­rait venir d’ailleurs cor­ro­bo­rer le diag­nos­tic de syn­drome de Münchhausen par pro­cu­ra­tion » (la mère ren­dant ses enfants malades). »

    Voilà une bonne nou­velle qui devrait ras­su­rer une mère telle que Rachel – les enfants vont mieux – et lui per­mettre de sor­tir de son déni du trouble dont elle souffre pour enfin accep­ter l’ac­com­pa­gne­ment psy­cho­thé­ra­pique qui lui aura été pro­posé ainsi qu’au père des enfants.

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  5. Extrait de cet article de presse http://france3-regions.francetvinfo.fr/alpes/isere/grenoble/grenoble-les-trois-enfants-autistes-de-rachel-restent-places-1033421.html

     » « Les élé­ments de dan­ger à l’o­ri­gine de l’é­loi­gne­ment des mineurs ont été
    abon­dam­ment déve­lop­pés dans les déci­sions de jus­tice et conservent leur
    per­ti­nence à ce jour. La demande (…) de voir lever les pla­ce­ments en
    cours ne peut donc qu’être reje­tée », écrit le juge pour jus­ti­fier sa
    déci­sion de pro­lon­ger le pla­ce­ment jus­qu’au 30 juillet 2017.  »

    Merci au nom de tous les enfants vic­times de mal­trai­tance paren­tale dans notre pays.

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  6. C’est étrange comme tout le monde média­tique fait l’im­passe sur le diag­nos­tic de SMPP (Syndrome de Münchhausen Par Procuration) de la mère qui est à l’o­ri­gine de la déci­sion des juges de mettre en oeuvre des mesures de pro­tec­tion et d’as­sis­tance édu­ca­tive en faveur des enfants…
    Comme si c’é­tait impos­sible pour ce public, quasi-exclu­si­ve­ment fémi­nin d’ailleurs, qu’une femme/mère soit mal­trai­tante psy­cho­lo­gi­que­ment ou phy­si­que­ment avec ses propres enfants !
    Pourtant, l’ac­tua­lité des « faits divers » nous confirme régu­liè­re­ment le contraire, ne serait-ce qu’au tra­vers des enquêtes de police et des déci­sions de jus­tice qui en découlent qui, pour la plu­part, condamnent civi­le­ment ou péna­le­ment les auteures d’actes de mal­trai­tance.
    Condamnations civiles ou pénales que, fort heu­reu­se­ment pour eux, ni Rachel ni le père des enfants ni le nou­veau com­pa­gnon de Rachel (« beau-père » des enfants) n’au­ront à vivre.
    Et tant mieux sur­tout pour les enfants !

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  7. Ils vont bouf­fés la vie de ses gosses. Placement abu­sif!!! Qu’on ne la croit pas peut être mais qu’on remette en doute le cra ça je com­prends pas. Le smpp n’existe pas et la per­sonne qui a inven­ter ceci a été condam­ner, seul les mou­tons et psy­cha­na­lystes sont dans le même bateau. Bref pourvu qu’on lui rende ses enfants car le pla­ce­ment à la dass vous bouffe la vie enfants jus­qu’à la mort.

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  8. M. Palard atten­tion quand vous vous avan­cez sur le sujet de l’au­tisme ce n’est pas quelque chose qui se diag­nos­tique de manière pro­vi­den­tielle. La manière pro­vi­den­tielle est plu­tôt celle avec laquelle vous par­lez de cette affaire que vous ne connais­sez mani­fes­te­ment pas. Je vous conseille de faire un petit stage auprès d’un CRA pour étu­dier un peu le sujet. Le futur don­nera rai­son à la science et à la vérité. Et vous le savez très bien. Laissez les vrais spé­cia­listes s’ex­pri­mer (et deman­dez-vous plu­tôt pour­quoi vous vous faites virer des forums et groupes Facebook)

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  9. Ag on vous retrouve ici Bruno. Vous avez passé les murs de doc­tis­simo pour dis­til­ler vos bêtises sur d’autres sites. Demandez bien col­lec­tif psykk votre chèque pour ser­vice rendu. En atten­dant nous on se charge de récu­pé­rer les parents à qui vous avez occa­sionné bien des dégâts et qui s’a­per­çoivent aujourd’­hui à quel point vos dires étaient faux !

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  10. Monsieur palard connais­sez vous per­son­nel­le­ment les pro­ta­go­nistes ?? ^^ nannnnnn bien sûre donc par­ler de quelque chose qu’on ne connaît pas c’est plu­tôt mal indi­qué

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  11. BJP : si le SMMP existe, ce que per­sonne ne conteste, M. Fuentes, pédo­psy­chiatre de renom­mée inter­na­tio­nale a rédigé un papier spé­cia­le­ment pour cette affaire rap­pe­lant que de syn­drome consiste à inter­ve­nir acti­ve­ment pour PROVOQUER des symp­tômes chez l’en­fant mimant unr patho­lo­gie connue. Or, on ne peut induire chez un enfant un trouble neu­ro­dé­ve­lop­pe­men­tal congé­ni­tal. Il a été for­mel : impos­sible de pro­vo­quer de faux symp­tômes d’au­tisme ! Le juge d’ap­pel à eu ce docu­ment sous les yeux. S” inquié­ter d’un déve­lop­pe­ment aty­pique chez son enfant, aller voir un méde­cin NE CONSTITUE PAS UN SMMP, encore moins quand ces ques­tion­ne­ments sont confir­més par un Centre expert de res­soutce autisme régio­nal.

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  12. Mr Palard, bien connu sur les forum pour sa psy­cha­na­lyse de bas étage, revient en force car il se fait virer de par­tout.

    Soutien à Rachel.

    Mr Mazoyer, un des enfants était déjà diag­nos­ti­qué avant le pla­ce­ment. La dif­fi­culté de com­mu­ni­ca­tion de Rachel ( cau­sée par son syn­drome asper­ger) en fait une proie facile.

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  13. L’Expertise c’est du papier cul. Ça ne vaut rien.
    Le CRA – orga­nisme spé­cia­lisé dans l’au­tisme a diag­nos­ti­qué l’au­tisme chez les enfants et chez la mère.
    Le juge n’est pas lié par l’ex­per­tise qui es bidon. En France l’ex­per­tise per­met de vio­ler la loi.

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  14. Bonjour,

    Juste rap­pe­ler que, aussi rava­geur que cela puisse être pour le mythe de l’ins­tinct mater­nel des mères les pro­té­geant ins­tinc­ti­ve­ment bien sûr, toutes, de toute mal­trai­tance à l’é­gard de leur pro­gé­ni­ture, le Syndrome de Munchausen Par Procuration – (« SMPP ») ou Munchausen Syndrom By Proxy (« MSBP » ) existe bel et bien, lui.
    Cf. DSM 5 et CIM-10.

    Or c’est bien ce trouble men­tal diag­nos­ti­qué chez « Rachel » par un expert psy­chiatre, trouble men­tal grave et très dif­fi­cile à trai­ter, qui est le véri­table fond de cette affaire et qui a motivé la déci­sion des juges de pla­cer les enfants de Rachel et de l’ex-mari de Rachel qui reste leur père, rap­pe­lons-le éga­le­ment.

    Ce pla­ce­ment n’a donc rien d” « abu­sif » contrai­re­ment à ce que l’on s’a­charne à essayer de nous faire croire.

    Et « l’au­tisme », le « syn­drome d’Asperger » ou les « TED non spé­ci­fiés » pro­vi­den­tiel­le­ment diag­nos­ti­qués chez tel ou tel des pro­ta­go­nistes – NB : à l’i­ni­tia­tive de la par­tie défen­de­resse – n’ont abso­lu­ment rien à faire dans tout cela.

    Sauf bien sûr à ser­vir la défense d’une toute autre « cause » que… « la cause des enfants » !

    Bien à vous,

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    • Bonjour,
      Si je com­prend bien, il est repro­ché à cette mère d’a­voir pré­tendu « éti­que­ter » ses enfants de autistes par le fait qu’elle est atteinte du syn­drome de Munchausen Par Procuration.…
      Par la suite, le CRA de la région diag­nos­tique les enfants comme étant autistes ou TED…
      Mais le tri­bu­nal reste sur le diag­nos­tique invo­qué concer­nant la mère…
      Est ce que j’ai bien com­pris ?

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      • L’affaire Rachel est une grave erreur judi­ciaire ‚cette mère a été diag­nos­ti­qué Syndrome d’as­per­ger , et oui les autistes aussi ont droit à une vie mari­tal en déplaise à cer­tain .
        Ses enfants ont été diag­nos­ti­qué par un centre de réfé­rence autisme , et donc Rachel n’a donc pas pu inven­ter une patho­lo­gie ou une mala­die à ses enfants pour atti­rer l’at­ten­tion ou être aimer .
        Joel Mazoyer vous avez bien com­pris , mal­gré un diag­nos­tique d’au­tisme et une contre exper­tise confir­mant l’au­tisme des enfants et de la mère , le tri­bu­nal reste sur sa posi­tion .

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    • Ou com­men­cer, tel­le­ment de dés­in­for­ma­tion et igno­rance parmi ces com­men­taires?? Mais, en bref : a) MSBP est hau­te­ment conten­tieux, et n’est pas admis ou reconnu dans la loi dans plu­sieurs pays, b) il n’y a aucune expert indé­pen­dant qui sou­tient un diag de MSBP dans ce cas (ou des cas pareils) et c) on est naît autiste, donc impos­sible de voir com­ment l’au­tisme (confir­més) des enfants peut être causé par la mere.

      Only in France. #40ansenretard

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