FLASH INFO – Le Département de l’Isère va lancer sa première résidence d’artiste cinématographique en septembre 2026, avec la réalisatrice Pauline Bastard. Ce projet, baptisé « Images publiques« , vise à « accompagner des habitants [de la région grenobloise] à la création d’images cinématographiques« , grâce à un partenariat inédit avec la Cinémathèque de Grenoble.
Les résidences d’artistes concernent le plus souvent la création théâtrale ou le large domaine des arts plastiques. C’est cette fois une cinéaste qui est invitée par le Conseil départemental de l’Isère à déployer une résidence artistique sur la région grenobloise, de 2026 à 2029, comme l’a annoncé la collectivité début août. Son nom? Pauline Bastard, réalisatrice de 44 ans, également professeure à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon.

Bonne journée, un film de Pauline Bastard réalisé au sein du centre Emmaüs de Grenoble. © Pauline Bastard
Le Département ne livre toutefois, pour l’heure, que peu de détails sur la nature de la résidence. « Son projet “Images publiques” résonnera pendant trois ans sur l’agglomération grenobloise. Il vise à accompagner des habitants à la création d’images cinématographiques« , indique-t-il. Avant d’ajouter: « Inspirée par la figure de l’écrivain public, Pauline Bastard met les outils du cinéma au service de tous les publics, en leur donnant l’initiative de leur représentation« .
Lancement officiel de la résidence le jeudi 24 septembre 2026
Pauline Bastard n’est pas nouvelle dans le paysage grenoblois. Outre sa présence au sein du jury de la dernière édition du Festival du film court en plein air de Grenoble, son long-métrage Bonne journée (2025) mettait en scène « avec humour et tendresse » celles et ceux qui font vivre le centre Emmaüs de Grenoble, et les objets qui constituent leur quotidien.
Un film inscrit de plain-pied dans la démarche de l’artiste. « Pauline Bastard […] fonde son travail sur la co-construction des œuvres, souvent vidéos, pour rejouer et déjouer les assignations sociales« , décrit ainsi le Département de l’Isère. Exemple? Le film Construire les liens familiaux, dans lequel la réalisatrice a filmé durant plusieurs étés quatre personnes passant leurs vacances ensemble sans se connaître au préalable, et la façon dont l’expérience mène à la reconstitution d’une forme de cellule sociale.
« Depuis 2016, soucieux de favoriser la présence d’artistes et d’équipes artistiques sur l’ensemble du territoire, le Département de l’Isère amplifie son soutien au dispositif des résidences artistiques« , note la collectivité. Son président Jean-Pierre Barbier vante ici un partenariat inédit avec la Cinémathèque de Grenoble (en plus de la Direction régionale des affaires culturelles), afin d’affirmer sa présence « dans tous les champs artistiques, y compris les moins explorés comme le cinéma« .
Celles et ceux qui désirent en savoir plus sont d’ores et déjà invités au lancement officiel de la résidence, prévu le jeudi 24 septembre 2026 à la salle Juliet-Berto de Grenoble.
Image de une © FID Marseille – Instagram










