FOCUS – Près de deux mois après la découverte du corps d’un artisan de 45 ans au bord d’un ruisseau à Estrablin, dans le Nord-Isère, l’enquête connaît un tournant. Lors d’une conférence de presse organisée vendredi 17 juillet 2026, le procureur de la République de Grenoble, Étienne Manteaux, a dévoilé les éléments qui ont permis aux enquêteurs de remonter jusqu’à une femme de 24 ans, déjà mise en examen dans une autre affaire criminelle, ainsi qu’à un proche de la victime dont le rôle demeure à éclaircir.
Lorsqu’ils découvrent, le 30 mai 2026 au petit matin, le corps sans vie d’un homme de 45 ans enroulé dans un drap au bord d’un ruisseau à Estrablin, les enquêteurs ne disposent que de peu d’éléments. Sept semaines plus tard, les investigations menées par la section de recherches de Grenoble ont fait émerger deux suspects et permis de reconstituer les dernières heures de la victime, grâce au croisement de nombreux indices matériels. Une progression qu’Étienne Manteaux, procureur de la République de Grenoble, a détaillée vendredi 17 juillet, lors d’une conférence de presse au palais de justice.
Les premiers examens médico-légaux ont établi que l’artisan avait été atteint par deux projectiles. Le premier, tiré au niveau du thorax, a traversé le corps sans provoquer immédiatement la mort. Le second a atteint la tête et s’est révélé fatal. L’expertise balistique a également livré une première indication sur l’arme utilisée.

Étienne Manteaux, procureur de la République de Grenoble et le colonel de gendarmerie Serge Procédès, commandant de la brigade de recherches de Grenoble. © Joël Kermabon – Place Gre’net
« L’ogive retrouvée dans la boîte crânienne démontre qu’il s’agissait d’un calibre particulier […], un calibre de 7,65 mm, létal à courte distance », explique le magistrat. L’autopsie a aussi mis en évidence des brûlures superficielles sur le cadavre. Les constatations ont conduit les enquêteurs à considérer que l’incendie était intervenu après le décès, dans une tentative manifestement inaboutie de faire disparaître le corps.
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Une réflexion sur « Corps retrouvé à Estrablin : deux personnes interpellées, dont une femme déjà mise en examen pour un meurtre dans le Val-d’Oise »
Et à Grenoble les LFIcolos 🤢 de Piolle-Ruffin, qui savent comme tout le monde que les caméras sont une nécessité mais ne veulent pas le reconnaître et encore moins en installer, en sont toujours à poser à fausse question de leur utilité.