FOCUS – Du 19 au 26 juillet 2026, en marge du passage du Tour de France en Isère, une poignée de militants entend bousculer les règles du peloton. Porté par Steven Ossant, interprète de la mascotte ParaMascoq et ancien volontaire des Jeux paralympiques de Paris 2024, le mouvement citoyen « Tour paracyclisme » réclame la création d’une épreuve dédiée aux athlètes handisport, dotée des mêmes points UCI que la course reine.
Et si le Tour de France ouvrait enfin ses routes aux champions paracyclistes ? Alors que la Grande Boucle 2026 s’apprête à traverser l’Isère, une initiative citoyenne originale cherche à marquer les esprits : le Tour paracyclisme.
Porté par Steven Ossant, interprète de ParaMascoq et volontaire aux Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, ce mouvement milite pour la création d’un Tour de France dédié au paracyclisme, avec une reconnaissance officielle et une attribution de points UCI équivalente à celle des coureurs valides.
Une naissance inspirée par l’injustice et l’héritage olympique
L’idée du Tour paracyclisme est née d’un constat accablant : malgré leurs performances, les athlètes en situation de handicap ne bénéficient ni de la même visibilité ni des mêmes opportunités que leurs homologues valides.
Steven Ossant évoque un déclic : « La principale raison, ça a été le témoignage de Pauline Ferrand-Prévot l’année dernière [en 2025, ndlr], qui a dit qu’elle aurait aimé ne pas être une femme pour pouvoir faire le Tour de France. » Un aveu qui a fait écho à une autre injustice, celle concernant les athlètes en situation de handicap, même si le cyclisme féminin a finalement obtenu son propre Tour.
Poursuivez votre lecture
Il vous reste 71 % de l’article à lire. Obtenez un accès illimité.
Vous êtes déjà abonné.e ? Connectez-vous









