EN BREF – Le tribunal correctionnel de Grenoble a condamné un ancien surveillant de la maison d’arrêt de Varces à trois ans d’emprisonnement, dont deux avec sursis, pour avoir introduit durant plusieurs mois, en 2022, cannabis, téléphones portables et divers produits interdits au profit de deux détenus. Cette affaire intervient un peu plus d’un an après une condamnation à l’encontre d’un surveillant du même établissement pour trafic de stupéfiants.
Un nouveau dossier de corruption impliquant un agent pénitentiaire vient rappeler la vulnérabilité des établissements carcéraux face aux trafics. Le tribunal correctionnel de Grenoble a condamné un ancien surveillant du centre pénitentiaire de Varces à trois ans de prison, dont deux assortis de sursis.
Son tort ? Avoir fait entrer en détention près de dix kilos de cannabis, une quarantaine de téléphones portables ainsi que de nombreux autres produits interdits au bénéfice de deux détenus, rapporte Le Dauphiné libéré.
Les faits remontent à l’année 2022. Fraîchement diplômé de l’École nationale de l’administration pénitentiaire (Enap), l’agent aurait d’abord accepté d’introduire un simple paquet de pâtes, avant de participer à un trafic beaucoup plus important. Au fil des mois, il a reconnu avoir fait entrer dans l’établissement des stupéfiants, des téléphones portables, des cigarettes, des produits d’hygiène, des denrées alimentaires, des consoles de jeux ou encore des produits dopants. Il aurait perçu environ 10 000 euros en contrepartie, selon le quotidien.
Déjà un précédent à la maison d’arrêt de Varces en 2025
L’enquête, ouverte après un renseignement anonyme, avait permis aux gendarmes d’observer à plusieurs reprises des remises de sacs contenant les marchandises destinées à des détenus. Des personnes incarcérées occupant des fonctions d’auxiliaires se chargeaient ensuite de les redistribuer au sein de l’établissement.
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