FOCUS – En inaugurant le Centre de recherche en santé intégrée (Cresi), vendredi 3 juillet 2026, l’Université Grenoble Alpes et ses partenaires ont affiché une ambition qui dépasse largement la mise en service d’un nouveau bâtiment. Réunissant chercheurs, cliniciens, ingénieurs et plateformes technologiques sur le campus Santé de La Tronche, cet équipement de 19,6 millions d’euros entend accélérer le passage de la recherche au bénéfice des patients et renforcer la place de Grenoble parmi les grands territoires européens de l’innovation en santé.
« Nous avons le choix de subir cette transition ou de la préparer. » En évoquant le vieillissement de la population, l’essor des maladies chroniques et les profondes mutations de la médecine, Yassine Lakhnech, président de l’Université Grenoble Alpes (UGA) a donné le sens de l’inauguration du Centre de recherche en santé intégrée (Cresi), vendredi 3 juillet, à La Tronche. Il s’agit de rapprocher chercheurs, médecins, ingénieurs et industriels autour d’un même objectif : accélérer le développement des innovations au bénéfice des patients
Outre l’UGA, le Cresi héberge des organismes de recherche : CNRS, Inserm, CHU Grenoble Alpes et Inria. C’est pourquoi Samuel Vergès, directeur de recherche au Cresi, a décrit un équipement « structurant pour toute la filière santé, recherche [et] enseignement de l’UGA ». Plusieurs équipes l’ont déjà investi depuis début 2026. Leur point commun : travailler sur des sujets complémentaires dans un même lieu, afin de favoriser les échanges et collaborations. « Recherche fondamentale, clinique et plateformes technologiques d’innovation, c’est tout ça qui est regroupé ici », a-t-il expliqué.

John Benmussa, nouveau sous-préfet de l’Isère, aparticipé au geste inaugural du Cresi. © Joël Kermabon – Place Gre’net
Le bâtiment rassemble notamment les laboratoires TIMC et HP2, l’équipe Sangria du Laboratoire d’informatique de Grenoble (LIG), le Centre d’investigation clinique (CIC-IT) ainsi que l’association Eccami. Les travaux menés s’articulent autour de trois grandes priorités : les technologies pour la santé, les maladies chroniques, ainsi que le vieillissement et l’autonomie. Une organisation qui doit permettre au Cresi de gagner rapidement « une grosse visibilité au niveau national et international », selon Samuel Vergès.
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