ÉVÉNEMENT – À l’occasion du centenaire de la naissance de Jean-Marie Pirot, dit Arcabas, le musée Hébert, à La Tronche, consacre jusqu’au 31 janvier 2027 une vaste rétrospective réunissant plus de 80 tableaux, pour beaucoup issus de collections privées. L’exposition propose un regard renouvelé sur un artiste souvent réduit à son œuvre sacrée, en mettant en lumière toute la richesse d’un parcours de création de près de huit décennies.
Pendant longtemps, le nom d’Arcabas a évoqué, presque exclusivement, les peintures monumentales de l’église de Saint-Hugues-de-Chartreuse. Une œuvre majeure qui a contribué à faire du peintre Jean-Marie Pirot (1926-2018) l’une des grandes figures de l’art sacré contemporain.
Mais à l’occasion du centenaire de sa naissance, le musée départemental Hébert, situé à La Tronche invite le public à dépasser cette image. À travers une rétrospective inédite présentée jusqu’au 31 janvier 2027, c’est un artiste plus libre, plus intime et plus protéiforme qui se dévoile, où la spiritualité irrigue aussi bien les scènes bibliques que les natures mortes, les paysages, les figures féminines ou les compositions abstraites.

Fabienne Pluchart, directrice et conservatrice du musée Hébert, et Isabelle Pirot, fille du peintre Arcabas. © Joël Kermabon – Place Gre’net
Cette rétrospective s’inscrit dans le cadre de l’année du centenaire d’Arcabas et complète l’exposition présentée au musée du même nom en Chartreuse, installé dans l’église Saint-Hugues, décorée par le peintre. Les deux établissements ont d’ailleurs travaillé conjointement à ce projet, qui entend proposer deux regards complémentaires sur son œuvre. Pour Fabienne Pluchart, directrice et conservatrice du musée Hébert, l’enjeu était précisément de montrer un visage moins connu de l’artiste.
« On s’est dit que c’était une belle idée, dans la maison d’un peintre, Ernest Hébert, de présenter l’œuvre d’Arcabas, mais surtout une facette assez méconnue du public qui vient compléter l’exposition du musée », explique-t-elle.
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