FOCUS – La Ville de Grenoble a adopté un vœu s’opposant aux fermetures de classes et proposant de profiter des baisses d’effectifs des élèves pour améliorer leurs conditions d’accueil dans les établissements. Mais ce vœu aura aussi été l’occasion pour la collectivité d’interroger le mode de financement des écoles privées, lesquelles bénéficient de dotations publiques sans que les collectivités aient un « droit de regard » sur l’usage qui en est fait.
La question des fermetures de classes, et celle de l’école en général, s’est invitée au conseil municipal de Grenoble du mardi 26 mai 2026 sous la forme d’un vœu présenté par la majorité. Son objet? Interpeller l’État, alors que Grenoble est concernée par seize fermetures de classes prévues à la rentrée, sur fond de baisse générale du nombre d’élèves scolarisés. Des fermetures très décriées, comme chaque année, par les syndicats de l’Éducation nationale comme par les parents d’élèves, et qui donnent régulièrement lieu à des rassemblements.
« On s’oppose aux fermetures de classes quand le nombre d’enfants augmente et que les conditions d’accueil sont dégradées« , a expliqué Léonie Marcoux, adjointe aux Écoles, en marge du conseil municipal. Nuance que n’a pas appréciée le groupe La France insoumise, qui proposait pour sa part un vœu s’opposant par principe à toute fermeture de classe, en considérant que celle-ci dégrade forcément la prise en charge des élèves. Une occasion aussi pour les élus insoumis de marquer leur différence et de moquer les « courbettes » de la majorité.
Les fermetures de classes au cœur d’un vœu
Si le langage de la Ville de Grenoble est plus policé que ce que souhaitait LFI, le message se veut pourtant clair. « Les fermetures de classes peuvent entraîner localement des déséquilibres et dégrader les conditions d’enseignement« , estime la collectivité. Qui fait par ailleurs valoir que « ces décisions touchent particulièrement les écoles relevant de l’éducation prioritaire, mais également des établissements […] accueillant des publics socialement fragiles« .
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4 réflexions sur « La Ville de Grenoble s’oppose aux fermetures de classes… et au mode de financement des écoles privées »
On ne peut que constater le bilan désastreux de l’ancienne municipalité sur l’école.
Les fermetures de postes ne dépendent pas de la ville.
Par contre, l’entretien et l’isolation des bâtiments, les bibliothèques, les piscines…..
J’avais compris que LFI était favorable aux écoles privées catholiques. Du moins, une élue LFI a bien dit cela..
Le vœu municipal concernant les écoles privées confessionnelles est un vœu pieux.