FOCUS – Une intersyndicale réunissant huit organisations a interpellé les candidats aux élections municipales de Grenoble, lundi 23 février 2026, à la Bourse du travail. En cause : l’état jugé préoccupant du bâtiment, « véritable passoire thermique » présentant des problèmes d’accessibilité, de sécurité et de vétusté. Objectif affiché par les syndicats : obtenir des engagements clairs des postulants au fauteuil de maire pour inscrire sa rénovation dans le prochain mandat.
« Ces locaux, ils ont vieilli […] c’est une passoire thermique […] Accueillir des gens ici, ce n’est plus possible ! » Ce constat a été posé d’emblée à la Bourse du travail de Grenoble par Nicolas Benoît, secrétaire général de l’Union départementale CGT Isère, lors de la conférence de presse organisée, lundi 23 février, par une intersyndicale CGT, CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC, FSU, Unsa et Solidaires.
À quelques semaines du premier tour des élections municipales des 15 et 22 mars 2026, les organisations syndicales ont ainsi convié les candidats à se positionner sur l’avenir de cet équipement public situé 32 avenue de l’Europe, propriété de la Ville de Grenoble. Autour de la table, seuls quatre postulants à la mairie avaient répondu à l’invitation : Allan Brunon, Laurence Ruffin, Thierry Aldeguer, représentant Alain Carignon, et Maxence Morand pour le Grenoble Alpes collectif.

Les syndicalistes ont interpellé les candidats aux municipales sur la rénovation de la Bourse du travail. © Joël Kermabon – Place Gre’net
Construite il y a près de cinquante ans, la Bourse du travail accueille chaque année plusieurs milliers de personnes intéressées par différents services : permanences juridiques, défense prud’homale, formations syndicales, réunions, débats publics… Les unions syndicales départementales y concentrent l’essentiel de leurs activités, avec un rayonnement qui dépasse Grenoble à l’échelle métropolitaine et départementale.
Mais le bâtiment montre aujourd’hui ses limites. L’été, la chaleur devient difficilement supportable. « Travailler sous 40 degrés, ce n’est pas possible ! », a résumé un intervenant. Pas mieux l’hiver : le chauffage, coupé le week-end, rend les débuts de semaine compliqués. À cela s’ajoutent des problèmes d’isolation, d’accessibilité, de sécurité et de vétusté des installations. Autant d’éléments détaillés dans un document : un cahier d’acteur élaboré par l’intersyndicale pour inscrire la rénovation de la Bourse du travail dans le débat municipal.
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2 réflexions sur « Grenoble : la rénovation de la Bourse du travail s’invite dans le débat électoral, à l’initiative des syndicats »
Serait-ce possible un bâtiment public délabré à Grenoble ? Vite une piste cyclable, une autoroute à vélos ! 🙄
Quel commentaire stupide.