FLASH INFO – La Ville de Grenoble annonce la création de deux nouveaux droits d’absence en cas de douleurs menstruelles ou de maladie lourde. Dans un communiqué en date du vendredi 15 décembre 2023, la municipalité indique que ces deux nouveaux droits seront mis en place dans le courant de l’année 2024.
« Aujourd’hui, une personnes menstruée sur deux souffre de douleurs pendant les règles […] et une sur dix souffre d’endométriose, généralement caractérisée par des douleurs pelviennes invalidantes« , explique la Ville. Partant de ce constat, les « personnes menstruées » pourront bénéficier de nouveaux droits, sous forme de jours de télétravail ou d’autorisations spéciales d’absence, sur présentation de certificat médical. Une campagne d’information en interne sera également menée pour « lever le tabou« .
Quant aux agents souffrant de maladie lourdes, ils « pourront désormais bénéficier d’autorisations spéciales d’absences pour se rendre à une consultation hospitalière ou clinique« , indique la municipalité. Et ceci sur présentation d’une lettre de leur médecin traitant ou d’un médecin spécialiste.

Laura Pfister, adjointe de Grenoble en charge de l’Égalité des droits. La Ville met en place de nouveaux droits en cas de douleurs menstruelles ou de maladies lourdes. © Agathe Bréchemier – Place Gre’net
« La prise en compte des douleurs menstruelles est un pas important à franchir pour l’égalité. Souvent sous-estimées voire niées ou raillées, elles sont parfois très douloureuses pour de nombreuses personnes« , juge l’élue Laura Pfister, en charge de l’Égalité des droits. Qui ajoute « travailler sur d’autres sujets d’égalité des genres au travail« .
« En tant qu’employeuse, la Ville doit prendre en compte le bien-être de toutes et tous ses agent-es. La mise en place du congé menstruel dans d’autres collectivités ou entreprises a prouvé qu’il ne freinait ni la production, ni la productivité« , ajoute pour sa part Pierre Mériaux, adjoint de Grenoble en charge du Personnel. Concernant les maladies lourdes, ce dernier estime que le problème risque d’ailleurs de se poser « plus souvent avec le récent allongement de [la] vie professionnelle« .









